Kering-Gucci pèse au T4, un nouvel élan attendu pour 2023
par Blandine Henault
PARIS (Reuters) – Kering a accusé un recul de son chiffre d’affaires au dernier trimestre de 2022, les perturbations de l’activité en Chine liées au COVID-19 ayant pesé sur sa marque phare Gucci à laquelle le groupe de luxe espère toutefois donner un nouvel élan cette année.
Les ventes de Kering ont reculé de 7% à données comparables au quatrième trimestre et celles de Gucci ont chuté de 14% avec les restrictions sanitaires décidées par Pékin.
A la Bourse de Paris, l’action Kering a chuté de près de 5% à l’ouverture avant un retournement de tendance dans la matinée. A 11h50, le titre gagnait désormais 4,7% à 587,60 euros.
La faiblesse de Gucci, très exposé à la Chine, était attendue, ont souligné plusieurs analystes, ceux de Stifel estimant que la marque a touché un point bas et que les ventes devraient progressivement s’améliorer.
Les groupes européens de luxe, dont le concurrent LVMH, ont tous été affectés, quoique dans de moindres proportions, par les perturbations de l’activité en Chine liées aux restrictions sanitaires face au COVID-19 lors du dernier trimestre de 2022.
Mais depuis, Pékin a mis fin à sa politique de « zéro-Covid », ce qui fait espérer au secteur une reprise des dépenses de la clientèle chinoise dans les produits de luxe.
Le début de l’année a été « très encourageant » en Chine, a ainsi commenté le directeur financier de Kering, Jean-Marc Duplaix.
Les performances de Gucci en 2022 « ne sont pas à la hauteur de nos attentes mais on est très confiants sur ce qu’on est en train d’engager pour la marque en 2023 »,a-t-il ajouté.
NOUVEL ÉLAN
Pour 2023, Kering table sur une « trajectoire de croissance profitable » en dépit de la persistance d’incertitudes économiques et géopolitiques à court terme.
Le groupe de luxe devra parvenir à redonner un nouvel élan à Gucci qui, au-delà des difficultés rencontrées par Gucci sur la fin 2022, connaît un net ralentissement depuis quelques années.
Son directeur de la création, Alessandro Michele, a subitement quitté la maison en novembre après sept ans à ce poste à la suite de tensions avec la direction de Kering, ont déclaré des sources à Reuters.
Le groupe de luxe a nommé le mois dernier Sabato De Sarno pour le remplacer. Le styliste doit présenter sa première collection chez Gucci en septembre.
Gucci, principal centre de profit du groupe français, a vu ses ventes progresser de seulement 1% à données comparables sur l’ensemble de 2022, contre des progressions à deux chiffres pour les autres marques de Kering comme Yves Saint Laurent (+23%) et Bottega Veneta (+11%).
Son résultat opérationnel courant a stagné, à 3,73 milliards d’euros alors que celui de Yves Saint Laurent a bondi de 43% pour dépasser un milliard d’euros.
PRÉSERVER LES MARQUES
Au total, le résultat opérationnel de Kering sur 2022 ressort à 5,59 milliards d’euros, en hausse de 11% et le chiffre d’affaires progresse de 9% en données comparables à 20,35 milliards d’euros.
La marge opérationnelle recule néanmoins à 27,5% contre 28,4% un an plus tôt, en raison des investissements réalisés autour de la relance de Gucci.
Kering a par ailleurs annoncé mercredi la création d’un nouveau poste au sein du groupe chargé de superviser la « protection des marques » après la controverse qui a visé Balenciaga et sa campagne publicitaire mettant en scène des enfants. La polémique a pesé sur les ventes de la marque italienne en décembre.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Mimosa Spencer et Piotr Lipinski, édité par Matthieu Protard et Kate Entringer)
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