Kering chute, le DG Luca de Meo évoque un redressement sur plusieurs années
(Reuters) – Kering chute mercredi à la Bourse de Paris en réaction à une note interne, dévoilée par Reuters, dans laquelle son directeur général, Luca de Meo, évoque un délai de plusieurs années pour redresser le groupe de luxe dont la marque phare Gucci connaît d’importantes difficultés.
Vers 11h11 GMT, l’action recule de 2,58%, accusant la plus forte baisse du CAC 40, qui perd 0,07% au même moment. La valeur a perdu jusqu’à 4% plus tôt en séance.
Dans une note interne consultée par Reuters, qui résume un document plus détaillé intitulé « ReconKering », Luca de Meo fixe un délai de 18 mois pour remettre toutes les marques sur la voie de la croissance, tout en précisant que le rétablissement d’une « performance financière optimale » prendra trois ans.
Il défend notamment l’idée que le groupe devrait réduire sa « dépendance excessive » vis-à-vis de Gucci en développant ses marques Saint Laurent, Bottega Veneta et Balenciaga, ainsi que la taille de son réseau de boutiques.
Kering, qui a fermé 55 magasins au cours de l’année écoulée, doit également encore réduire son réseau de distribution et repenser son positionnement tarifaire et son assortiment après des années de hausses de prix, est-il indiqué dans la note.
Ce document, qui a récemment été envoyé aux cadres supérieurs du groupe, offre un premier aperçu détaillé de la stratégie du nouveau directeur général, qui a pris ses fonctions en septembre après son départ surprise du constructeur automobile Renault.
« Je pense que le marché réagit à une communication de Luca De Meo qui définit correctement une feuille de route pluriannuelle visant à rétablir la performance financière », déclare Luca Solca, analyste chez Bernstein.
« Le cours de l’action Kering s’était récemment comporté comme si le succès total était imminent », ajoute-t-il, faisant référence à la hausse du titre depuis l’annonce en juin de l’arrivée de Luca de Meo à la tête du groupe.
« Le rythme du marché boursier est beaucoup plus rapide que celui de la relance des entreprises, d’où le mouvement de ‘yo-yo’. »
Longtemps considéré comme une menace pour son grand rival français LVMH, Kering est confronté à la baisse des ventes de sa marque phare Gucci, tandis que l’endettement du groupe est devenu un sujet de préoccupation pour les investisseurs.
L’action Kering, qui avait perdu jusqu’à la moitié de sa valeur en deux ans, a rebondi de 75% depuis l’annonce de l’arrivée de Luca de Meo à la direction générale du groupe de luxe.
(Rédigé par Diana Mandiá, avec Tassilo Hummel et Hugo Lhomedet, édité par Blandine Hénault)
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