Italie-Le seuil de déclenchement d’une OPA obligatoire porté à 30%, selon projet
par Giuseppe Fonte et Elvira Pollina
ROME (Reuters) – L’Italie envisage de faire passer de 25% à 30% le seuil de participation déclenchant une offre publique d’achat (OPA) obligatoire pour les grandes entreprises cotées, montre un projet de décret consulté par Reuters mercredi, dans le cadre d’une réforme plus large de la réglementation financière dans la péninsule.
Le seuil de 30% est déjà appliqué pour les entreprises dites de petite et moyenne taille. Une PME en Italie est une entreprise dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros.
Ce projet de décret, qui confirme une information rapportée par Reuters en avril, pourrait avoir d’importantes conséquences pour des groupes comme Telecom Italia (TIM) où Poste Italiane, soutenu par l’État, détient une participation de 24,8%, ce qui en fait le premier actionnaire de l’opérateur télécoms.
Poste Italiane pourrait ainsi acheter des actions supplémentaires de TIM sans être contraint de lancer une offre sur l’intégralité du capital de l’opérateur télécoms, ont rapporté à Reuters deux sources au fait du dossier.
Rome prévoit également de ramener de 12 à 6 mois la période à prendre en compte pour calculer le prix de l’offre publique d’achat.
L’autorité de surveillance des marchés, la Consob, pourrait également fixer une date butoir à laquelle un acquéreur potentiel devra faire part de sa décision de lancer une offre sur sa cible. En cas de refus de réponse ou de réponse négative, l’acquéreur en question ne pourra pas effectuer d’offre pendant les 12 mois suivants.
Le décret devrait être approuvé par le gouvernement dans le courant de la journée, selon un représentant de l’Etat.
Les services de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ont indiqué que cette dernière souhaitait réformer les règles financières après une consultation avec les différentes parties prenantes et des organismes du secteur, tout en cherchant des moyens de renforcer le rôle de Borsa Italiana.
Opérant un revirement par rapport à des décennies de politiques favorisant les rachats d’entreprises, Giorgia Meloni cherche à inciter les chefs d’entreprise à coter leur société à Milan sans craindre d’en perdre le contrôle.
Les gestionnaires d’actifs, y compris les grands fonds étrangers, préconisent quant à eux des règles empêchant la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns.
L’année dernière, de nombreux représentants du secteur financier italien avaient exprimé leur inquiétude à propos d’une mesure gouvernementale qui donnait aux investisseurs un droit de regard plus important sur la manière dont les conseils d’administration sortants des entreprises présentaient une liste de candidats pour le prochain mandat.
(Reportage Giuseppe Fonte à Rome et Elvira Pollina à Milan, version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

