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Inflation, guerre, hausses de taux: l’année 2022 secouée par des chocs multiples

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par Marc Jones

LONDRES (Reuters) – Des milliards de dollars partis en fumée sur les places boursières internationales, des crises sur les marchés obligataires, des fluctuations en dents de scie sur les changes et les matières premières, sans compter l’effondrement d’acteurs majeurs du monde des « crypto » : l’année 2022 aura été sans aucun doute l’une des plus mouvementées que les investisseurs aient connue.

A quelques jours du nouvel an, les grandes places boursières internationales accusent près de 14.000 milliards de dollars de pertes depuis le début de l’année et se dirigent vers leur deuxième plus mauvaise performance annuelle.

Derrière cette déroute boursière, la guerre en Ukraine, une hausse des prix à un rythme effréné et la persistance de l’épidémie de COVID-19 en Chine.

Les emprunts d’Etat américains et allemands, valeurs refuge en période de crise, ont perdu respectivement 16% et 24% en dollars.

L’investisseur américain Jeffrey Gundlach, fondateur de DoubleLine Capital et surnommé sur les marché le « roi de l’obligation », affirme que les conditions ont été à certains moments si mauvaises que son équipe a trouvé qu’il était presque impossible de négocier pendant plusieurs jours.

« Il y a eu une grève des acheteurs », a-t-il déclaré. « Et c’est compréhensible car les cours n’ont fait que baisser jusqu’à récemment ».

Avec l’importante remontée des taux de la Réserve fédérale (Fed), le rendement du Treasuries à dix ans est passé de 1,5% à 1,8% sur le seul mois de janvier et l’indice MSCI Monde a cédé 5%.

Ce rendement tourne désormais autour de 3,67%, les actions mondiales affichent une chute d’environ 20% sur l’année tandis que les cours du pétrole ont explosé de 80% avant de s’effondrer.

La Fed a relevé ses taux de 400 points de base et la Banque centrale européenne de 250 points, un record, alors même qu’elle jugeait à la même époque l’année dernière qu’un resserrement de sa politique monétaire était peu probable.

L’indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence, a gagné près de 9%. La devise enregistre une progression de 12,5% face au yen, qui a bénéficié d’un coup de pouce inattendu après l’assouplissement par la Banque du Japon de son contrôle des obligations souveraines.

Côté émergents, l’inflation et la politique monétaire de la Turquie ont fait perdre 28% à la livre mais le marché boursier du pays réalise la meilleure performance au monde.

L’Egypte, en grandes difficultés économiques, a dévalué sa monnaie de plus de 36% et le Ghana, en situation de défaut, a vu sa devise s’effondrer de 60%. Le rouble russe, qui a dans un premier temps dégringolé après l’invasion de l’Ukraine en mars, est la deuxième monnaie la plus performante au monde grâce au contrôle des capitaux de Moscou.

Robert Alster, directeur des investissements chez Close Brothers Asset Management, rappelle le coup de massue subi par la livre sterling et les marchés obligataires britanniques avec le flou entourant le financement du projet de budget du gouvernement de Liz Truss.

Le rendement des « gilts » à dix ans a grimpé de plus de 100 points de base et la livre a perdu 9% en quelques jours, des mouvements d’une rare ampleur sur les marchés principaux.

La flambée des taux d’intérêt a également fait perdre 3.600 milliards de dollars aux grands noms du puissant secteur technologique. Meta Platforms, maison-mère de Facebook, et Tesla ont tous deux dévissé de plus de 60% tandis que Alphabet et Amazon ont perdu 40% et 50% respectivement. Les actions chinoises ont connu une reprise tardive avec la sortie de la stratégie dite « zéro COVID » mais elles sont toujours en baisse de 25%.

Les introductions en Bourse et les ventes d’obligations ont également chuté presque partout, sauf au Moyen-Orient, tandis que les matières premières représentent la classe d’actifs la plus performante pour une deuxième année consécutive.

Le gaz naturel affiche la plus forte progression dans cette catégorie avec une croissance de plus de 50% qui s’explique avant tout par la guerre en Ukraine.

Les craintes liées à la récession et au projet de l’Union européenne de cesser toute importation du produits pétroliers russes dès le 5 février font que le Brent a perdu la totalité des gains (80%) enregistrés sur les trois premiers mois de l’année, tout comme le blé et le maïs.

L’année 2022 a été agitée aussi sur le marché des cryptomonnaies où 1.400 milliards de dollars se sont envolés avec notamment l’effondrement de l’empire FTX, de la plate-forme Celsius et du stablecoin terraUSD.

Le bitcoin, la plus connue des cryptomonnaies, est en passe de boucler 2022 sur un repli de 60%.

« Ce qui s’est passé sur les marchés mondiaux cette année a été traumatisant », a déclaré Stefan Gerlach, économiste en chef d’EFG Bank et ex-gouverneur adjoint de la Banque centrale d’Irlande.

« Mais si les banques centrales n’avaient pas sous-estimé la hausse de l’inflation de manière aussi spectaculaire et n’avaient pas dû faire grimper les taux d’intérêt, cela n’aurait pas été aussi catastrophique ».

(Reportage Marc Jones, avec Vincent Flasseur et Pasit Kongkunakornku pour les graphes, version française Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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