HSBC: Bénéfice annuel en baisse sous l’effet de dépréciations, objectif de rentabilité relevé
HONG KONG, 25 février (Reuters) – HSBC Holdings a annoncé mercredi une baisse de 7% de son bénéfice avant impôts pour l’ensemble de l’année, affecté par 4,9 milliards de dollars (4,15 milliards d’euros) de charges exceptionnelles, mais a relevé son objectif de rentabilité alors que l’essentiel de son plan de transformation a été mené à bien.
Le directeur général Georges Elhedery a déclaré dans un communiqué que la banque avait agi avec détermination l’an dernier.
« Nous devenons une banque plus simple, plus agile et plus ciblée, conçue pour un monde en rapide évolution. »
La plus grande banque européenne a enregistré un bénéfice avant impôts de 29,9 milliards de dollars l’an dernier, légèrement au-dessus des attentes des analystes qui tablaient sur la moyenne de 28,9 milliards, selon le consensus fourni par HSBC.
UNE SÉRIE DE CHARGES EXCEPTIONNELLES
Ces charges comprenaient une dépréciation de 2,1 milliards de dollars liée à ses participations dans la Bank of Communications chinoise, affectée par la dilution et le long ralentissement du secteur immobilier chinois. Elles incluent également 1,4 milliard de provisions juridiques ainsi que 1 milliard de coûts de restructuration et frais connexes.
HSBC a déclaré relever son objectif de rendement des capitaux propres tangibles (ROTE), un indicateur clé de rentabilité bancaire, à « 17% ou plus » jusqu’en 2028, contre un objectif « dans le milieu de la fourchette des dix pourcents » fixé précédemment pour les trois années allant jusqu’en 2027.
L’action de HSBC à Hong Kong a progressé d’environ 3% après la publication des résultats.
Georges Elhedery a profondément remanié la banque depuis un an et demi, réorganisant les divisions opérationnelles selon un axe est-ouest, cédant certaines activités de banque d’investissement aux États-Unis et en Europe, et réduisant fortement le nombre de cadres supérieurs.
Au total, la banque a procédé à 11 cessions d’activités diverses à travers le monde l’année dernière.
Ces mesures ont contribué à faire bondir de 50% l’action HSBC cotée à Londres en 2025, qui a encore progressé de 10% depuis le début de l’année, portant la capitalisation boursière du groupe à environ 300 milliards de dollars.
SYNERGIES AVEC HANG SENG ET COÛTS
HSBC a privatisé sa filiale Hang Seng Bank dans le cadre d’une transaction de 13,7 milliards de dollars l’an dernier. Elle a indiqué mercredi que leurs activités bancaires combinées viseraient 900 millions de dollars de synergies de revenus et de coûts avant impôt d’ici fin 2028, mais que des coûts de restructuration d’environ 600 millions de dollars seraient également engagés.
La banque, dont le siège est à Londres mais fortement axée sur l’Asie, a suspendu son programme de rachat d’actions pendant trois trimestres après l’opération Hang Seng afin de renforcer ses fonds propres.
La banque a annoncé le versement d’un dividende final de 45 cents par action, s’ajoutant aux 30 cents déjà versés plus tôt dans l’année. Ce montant reste toutefois inférieur aux 87 cents versés au total pour 2024.
Georges Elhedery a perçu une rémunération totale de 6,6 millions de livres sterling en 2025, en hausse de 18% par rapport à l’année précédente.
(Selena Li et Lawrence White, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

