Hausse prudente attendue à Wall Street, timide rebond en Europe
Wall Street est attendue en légère hausse jeudi à l’ouverture et les Bourses européennes rebondissent prudemment à mi-séance d’un creux de trois semaines après deux séances consécutives dans le rouge, tirées par les compartiments de la santé et de l’énergie.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,1% pour le Dow Jones, de 0,05% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,06% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 grignote 0,01% à 7.412,78 vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,14% et à Londres, le FTSE avance de 0,11%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,16%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro est stable (-0,01%) et le Stoxx 600 quasiment inchangé (+0,05%).
La tendance positive sur les actions en Europe résulte d’un rebond technique après le net repli de la veille, qui a vu le Stoxx 600 tombé à un plus bas depuis le 14 décembre.
Elle s’inscrit aussi dans le sillage d’un indicateur PMI Caixan sur les services en Chine jugé plutôt encourageant, le secteur ayant progressé le mois dernier à 52,9, contre 51,5 en novembre, le rythme le plus rapide en cinq mois.
En attendant les données de l’activité des services aux Etats-Unis, les PMI sectoriels en Europe, publiés dans la matinée, ont cependant déçu, puisque qu’ils sont restés en zone de contraction en France, en Allemagne et dans le reste de la zone euro. Seule la Grande-Bretagne semble avoir échappé au marasme avec un PMI des services en amélioration à 53,4 en décembre, son plus haut niveau depuis juin.
Dans les autres indicateurs du jour, l’inflation en France, calculée aux normes européennes, a réaccéléré en décembre à 4,1% avec l’énergie et les services. Les investisseurs attendent désormais les données de l’inflation allemande à 13h00 GMT avant celles de l’ensemble du bloc monétaire vendredi.
Les données recueillies dans six Länder allemands suggèrent un rebond des prix au niveau national en décembre dans la première économie d’Europe.
Ces indicateurs moroses n’ont toutefois pas entamé le moral du marché, qui reste principalement focalisé sur la baisse attendue des taux cette année.
« Il reste beaucoup d’appétit pour le risque pour les actions européennes et le rebond que nous observons pourrait durer un peu plus longtemps », explique Anthi Tsouvali, stratège multi-actifs chez State Street Global Markets.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les fabricants de puces électroniques devraient rebondir après un début d’année difficile: Advanced Micro Devices avance de 1% en avant-Bourse, Intel de 1,4% et Nvidia de 0,7%. Dans les géants de la « tech », Apple est la seule entreprise attendue en baisse, avec un recul de 0,6% en avant-Bourse, après la dégradation par Piper Sandler de sa recommandation à « sous-pondérer » contre « neutre ».
Nike et Foot Locker cèdent chacun 1,4% en avant-Bourse après l’avertissement du distributeur britannique JD Sports sur sa prévision de bénéfice annuelle.
VALEURS EN EUROPE
En Europe, Adidas (-4,55%) et Puma (-4,4%) sont dans le rouge dans le sillage de JD Sports qui plonge de 23,86%.
Le distributeur de mode britannique Next, en tête du Stoxx 600, prend en revanche 3,98% à la faveur du relèvement de sa prévision de bénéfice sur l’exercice fiscal annuel en cours.
Le groupe pharmaceutique allemand Evotec chute de 20% après l’annonce du départ surprise de son président du directoire Werner Lanthaler.
A Paris, Carrefour, qui a indiqué ne plus vouloir vendre de produits PepsiCo en raison de la hausse des prix, cède 0,45%.
Sur le plan sectoriel, l’énergie prend 1,27% avec la remontée des cours du pétrole, le norvégien Equinor étant en tête des gains de l’indice.
Le compartiment de la santé (+0,33%) est également bien orienté avec notamment Novo Nordisk, qui progresse de 1,58%.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans bondit de près de huit points de base, à 2,091%, après les chiffres de l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro. Il avait touché un creux d’un an la semaine dernière à 1,896%.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries de même échéance prend 5,8 points de base, à 3,9648% avant la publication vendredi du rapport officiel sur l’emploi dans le pays et l’enquête du cabinet ADP sur le marché du travail prévu ce jeudi à 13h15 GMT.
Le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), publié mercredi soir, a fourni peu d’éclairage sur le rythme de baisse des taux espéré par les marchés.
CHANGES
Le dollar recule, de 0,16%, face à un panier de devises de référence après avoir touché un pic de trois semaines mercredi à 102,73 points.
L’euro s’affiche à 1,0946 dollar (+0,23%), après un repli mercredi à un plus bas de deux semaines, tandis que la livre sterling progresse de 0,24% à 1,2692 dollar.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est tiré par les inquiétudes dans l’approvisionnement après une perturbation sur un gisement pétrolier en Libye et les tensions au Moyen-Orient: le baril de Brent prend 0,87% à 78,93 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 1,09% à 73,49 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

