France/Retraites-Le gouvernement espère rétablir au Sénat « l’index senior » rejeté à l’Assemblée
PARIS (Reuters) – Le gouvernement français espère que l’examen par le Sénat de son projet de réforme des retraites va permettre de rétablir l’article 2 du projet de loi rejeté mardi soir à l’Assemblée nationale.
Les députés se sont prononcés contre l’article 2 du projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, qui prévoit la création d’un « index senior » dans les entreprises, par 256 voix contre 203.
Mercredi matin sur France Inter, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a dit sa « déception » de voir ainsi rejeté un « outil nouveau » pour l’emploi des seniors.
« Ceux qui nous disent ‘il faut faire plus pour les seniors’ suppriment l’index », a-t-il déploré. « Nous verrons avec le Sénat s’il y a une possibilité de le rétablir. »
Lors du compte rendu du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a dénoncé un « vote politique » et une « majorité de circonstances ».
Une trentaine de députés Les Républicains (LR) ont voté contre cet article 2, jugeant cet « index » pénalisant pour les petites et moyennes entreprises. La gauche et le Rassemblement national ont également voté contre. Deux députés Horizons se sont abstenus.
La Première ministre, Elisabeth Borne, a donné de nombreux gages aux députés LR, dont le soutien est indispensable pour voter la réforme des retraites alors que le camp présidentiel n’a pas la majorité absolue à l’Assemblée.
Dernière concession annoncée mardi par la cheffe du gouvernement : les salariés qui ont commencé à travailler à l’âge de 17 ans dans le dispositif carrières longues pourront partir à la retraite à 60 ans.
Coût de l’ensemble des dispositifs « carrières longues » : environ 700 millions d’euros, d’après Olivier Véran.
Selon leur président Olivier Marleix, les députés LR sont en majorité favorables à la réforme des retraites dans son ensemble.
« Il y a quand même la nécessité pour les LR de montrer qu’ils ne sont pas dans la majorité, d’où le vote symbolique contre l’article 2 », analyse une source gouvernementale.
L’examen du texte à l’Assemblée doit durer jusqu’à vendredi minuit. Seuls 2 articles sur 20 ayant été débattus, il n’y a aucune chance pour que l’ensemble du texte soit examiné mais les leaders syndicaux et de nombreux députés espèrent que l’article 7, qui contient la mesure-phrase d’un report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans, fera l’objet d’un vote.
Le texte sera ensuite examiné par le Sénat, en majorité à droite.
Une cinquième journée de grèves et de manifestations est prévue ce jeudi dans tout le pays à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, qui prévoient aussi une journée d’action le 7 mars, au moment où le texte sera débattu à la chambre haute.
Olivier Dussopt s’est dit persuadé que cette impopulaire réforme serait votée par le Parlement, sans recours par le gouvernement à l’article 49.3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote.
« La Première ministre a toujours été claire, nous aussi : nous considérons que nous avons une majorité sur ce texte-là. Mais pour avoir une majorité il faut aller au vote et pour aller au vote il faut en finir avec l’obstruction », a-t-il déclaré. « Nous souhaitons aller au fond des choses et débattre. »
Des milliers d’amendements ont été déposés sur le texte, notamment par La France insoumise, qui accuse elle aussi le gouvernement d’obstruction.
(Reportage Elizabeth Pineau et Camille Raynaud, édité par Blandine Hénault et Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


