France-L’inflation harmonisée s’accélère à 2,4% en juillet, plus que prévu
31 juillet (Reuters) – L’inflation en France, harmonisée selon les normes européennes (IPCH), a connu une accélération plus forte que prévu sur un an en juillet, à 2,4%, due à la remontée des prix de l’énergie et des services, montrent les données préliminaires publiées vendredi par l’Insee.
Le consensus tablait sur un indice IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays de la zone euro, à 2,1%, après une hausse de 2% en juin.
Sur un mois, l’indice IPCH avance de 0,6%, après un recul de 0,3% en juin et alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une progression de 0,3%.
Aux normes françaises, l’indice des prix à la consommation ressortirait à +2,1% en juillet en rythme annuel, après +1,8% en juin et en consensus qui tablait sur une augmentation identique.
« Cette hausse de l’inflation s’expliquerait par l’accélération des prix des services, notamment ceux des services d’hébergement et des services de communication, et par celle des prix de l’énergie, tirée par la hausse des prix du gaz et des produits pétroliers », précise l’Insee dans son communiqué.
L’inflation énergétique a augmenté en juillet à 12,4% en glissement annuel, contre 11% en juin.
Cette nouvelle accélération résulte de la reprise des attaques entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient plus tôt ce mois-ci, après une trêve en juin qui s’est avérée de courte durée.
La progression de l’inflation ne devrait toutefois pas compromettre les perspectives annuelles de l’office des statistiques, dit Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco,
« À la mi-juin, l’Insee anticipait une inflation moyenne en 2026 de 2%. Cette prévision était basée sur un baril de pétrole à 85 euros, ce qui correspond environ au cours actuel », écrit-il dans une note publiée vendredi.
Sur un mois, l’indice des prix à la consommation aux normes françaises gagne 0,6% en juillet après -0,3% en un juin, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,3%.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
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