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France: La détermination des grévistes à l’épreuve du coût de la vie

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par Layli Foroudi et Leigh Thomas

PARIS (Reuters) – Employé de la SNCF, Franck Viger-Brunet reconnaît que chaque jour de grève contre le projet de réforme des retraites du gouvernement pèse sur son budget, mais il se dit prêt à aller jusqu’au bout pour faire céder le président Emmanuel Macron sur le report de l’âge de départ de 62 à 64 ans.

« J’ai budgétisé le mois dernier pour pouvoir faire un mois de grève. Il faut continuer », a dit à Reuters le militant de la CGT Cheminots de 58 ans, employé au service de l’équipement à la gare de l’Est, lors de la manifestation contre la réforme mardi à Paris.

Conscients du prix à payer pour faire grève en période de forte inflation, et du risque de voir le mouvement s’inscrire dans la durée, les syndicats tentent d’en réduire l’impact sur les finances des personnes mobilisées, même si les fameuses caisses de grève ne couvrent selon Franck Viger-Brunet qu’une petite partie des coûts.

Pour tenir le plus longtemps possible, Saïd Bellahcene, 55 ans, a travaillé mardi matin dans la crèche qui l’emploie, avant de rejoindre le cortège syndical dans l’après-midi.

« Ce n’est pas facile. J’ai deux enfants et un loyer à payer, mais je préfère perdre quelques semaines (de salaire) et bloquer le pays maintenant plutôt que de perdre deux ans plus tard », a-t-il expliqué.

Plus d’1,2 million de personnes ont défilé mardi contre le projet de réforme, un peu plus que lors de la première journée le 19 janvier, bien que les taux de grévistes aient un peu baissé dans plusieurs entreprises comme la SNCF ou EDF.

Pour les syndicats, qui affichent pour le moment une rare unité, l’enjeu sera de maintenir un tel niveau de mobilisation pendant tout le parcours parlementaire du texte, soit environ deux mois, si le gouvernement ne cède pas.

« Le gouvernement s’efforce de minimiser le mécontentement, il faut passer à la vitesse supérieure », a déclaré mercredi sur France Inter le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, en brandissant la menace d’une grève reconductible qui pourrait rompre le front syndical.

CONSERVER LE SOUTIEN DE L’OPINION

L’intersyndicale s’est jusqu’à présent efforcée d’espacer les jours de grève pour ne pas décourager la participation. Elle a annoncé deux nouvelles dates la semaine prochaine, mardi et samedi, cette dernière pour permettre à davantage de personnes de manifester sans renoncer à une journée de salaire.

De tous les syndicats, la CFDT est celui qui paraît le mieux armé pour soutenir financièrement ses adhérents avec une « caisse centrale permanente » qui dépasse 140 millions d’euros et peut servir à indemniser les grévistes comme à financer les actions juridiques.

« On a énormément de questions sur le fait de savoir s’il y aura un dispositif d’aide », a déclaré à Reuters Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonction publique. « On sent bien que c’est un sujet. Il faut qu’on en tienne compte. »

Pour l’heure, les syndicats semblent avoir gagné la bataille de l’opinion face à un gouvernement qui martèle que sa réforme est indispensable pour assurer l’équilibre financier du système de retraite à moyen terme.

Les Français sont 64% à approuver la mobilisation syndicale et de plus en plus nombreux (60%, +3 points en une semaine) à accepter l’idée d’un blocage du pays, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi.

Pour remporter la victoire, comme en 1995 lorsqu’ils avaient contraint le gouvernement d’Alain Juppé à renoncer à étendre aux employés du secteur public les mesures imposées aux salariés du privé deux ans plus tôt, les syndicats cherchent à accentuer la pression.

C’est le cas notamment dans le secteur de l’énergie, dont les employés ont multiplié les mouvements de grève ces derniers mois pour obtenir des augmentations de salaires.

Sans attendre l’annonce de l’intersyndicale, le secrétaire national de la FNME-CGT, Fabrice Coudour, a ainsi lancé mardi un nouvel appel à la grève chez EDF et dans les autres entreprises des industries électriques et gazières, du 6 au 8 février.

« Nous sommes déterminés à aller jusqu’au retrait (de la réforme) », a assuré le syndicaliste. « Ce n’est jamais facile de faire grève. Pour autant, dans l’énergie, des salariés ont enchaîné des journées de grèves sur plusieurs semaines en fin d’année et, à la fin, ils ont gagné. »

(Reportage de Layli Foroudi et Leigh Thomas, avec Benjamin Mallet et Dominique Vidalon ; rédigé par Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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