Forvia vise un chiffre d’affaires stable pour 2023
(Reuters) – Forvia, l’équipementier automobile né du rachat par Faurecia de son concurrent allemand Hella, a annoncé lundi viser un chiffre d’affaires stable pour 2023, s’attendant à un impact plus fort des coûts salariaux et énergétiques, même si l’inflation des matières premières diminue.
Après plus de deux ans de perturbations dues à la pandémie, le secteur automobile a été confronté à des accrocs continus dans la chaîne d’approvisionnement en raison des blocages chinois et de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Forvia anticipe cette année un chiffre d’affaires compris entre 25,2 et 26,2 milliards d’euros et une marge opérationnelle comprise entre 5% et 6% du chiffre d’affaires, sur la base d’une production automobile mondiale annuelle de 82 millions de véhicules.
A la Bourse de Paris, le titre Faurecia progressait de 2,7% en fin de matinée.
Dans une note, les analystes de JPMorgan observent que le flux de trésorerie net annuel de 471 millions d’euros est « bien supérieur aux attentes ».
« Avec notre hypothèse de volumes de production automobile mondiale, stable par rapport à 2022, nous visons à améliorer nos performances financières en 2023 », a déclaré dans un communiqué Patrick Koller, directeur général de Faurecia.
« S’il y a une opportunité de croissance supplémentaire, ce sera l’Asie », a-t-il dit aux journalistes. Il ne s’attend toutefois pas à un bon premier trimestre en Chine, où les restrictions liées au COVID-19 n’ont été levées qu’en décembre.
Pour 2022, Forvia a fait état d’un chiffre d’affaires de 25,46 milliards d’euros, en hausse de 17% à taux de change et périmètres constants, ainsi qu’une marge opérationnelle de 4,4%, en ligne avec ses objectifs.
Le groupe avait dit en octobre prévoir un chiffre d’affaires pour 2022 compris entre 24,5 et 25,5 milliards d’euros et une marge opérationnelle entre 4 et 5% des ventes.
Alors que l’inflation a généré à elle seule plus d’un milliard d’euros de surcoûts l’an dernier comparé à l’année 2021, notamment du côté des matières premières, le groupe assure être parvenu à répercuter en grande partie cette hausse sur les clients.
Patrick Koller a dit observer une baisse « plutôt encourageante » des prix de certaines matières premières, ce qui devrait permettre à ce que le coût associé soit « significativement plus faible » cette année.
« Ce qui sera différent en 2023, c’est que nous aurons également une inflation salariale et une inflation énergétique », a-t-il toutefois prévenu.
Concernant l’intégration de Hella, finalisée début 2022, Forvia dit maintenant viser des synergies et une optimisation de coûts à plus de 300 millions d’euros d’Ebitda 2025, contre plus de 250 millions d’euros précédemment.
Faurecia a par ailleurs annoncé dimanche la vente de sa division « SAS » Cockpit Modules au groupe Motherson, pour une valeur d’entreprise de 540 millions d’euros, dans le cadre d’un objectif plus large de cession de ses actifs non stratégiques pour une valeur totale d’un milliard d’euros.
(Rédigé par Kate Entringer, avec la contribution de Dagmarah Mackos et Lina Golovnya à Gdansk, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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