Faibles variations en Europe, le Nasdaq vue en baisse avant la Fed
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – L’indice Nasdaq à Wall Street est attendu en net repli mercredi après les publications de Microsoft et d’Alphabet, tandis que les Bourses européennes sont quasiment stables à mi-séance, résistant à la tendance baissière à la faveur d’une détente dans le compartiment obligataire et quelques solides résultats dans l’attente des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,09% pour le Dow Jones, mais en baisse de 0,49% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,12% pour le Nasdaq au lendemain d’une clôture déjà dans le rouge pour ce dernier indice.
À Paris, le CAC 40, qui a inscrit un nouveau record à 7.702,95 points, prend 0,11% à 7.685,57 vers 12h20 GMT. Sur l’ensemble du mois, l’indice parisien gagne à ce stade 1,81%.
À Francfort, le Dax fléchit de 0,06%, tandis qu’à Londres, le FTSE progresse de 0,12%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,10% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,03%. Le Stoxx 600 qui est sur une sixième séance consécutive dans le vert, gagne 0,14%, porté notamment par le secteur de la finance (+0,57%) à la suite des résultats de Santander (+2,33%).
Le compartiment européen des nouvelles technologies en revanche abandonne 0,76% après les publications jugées décevantes de Microsoft, d’Alphabet, d’AMD ou encore d’Electronics Arts.
STMicroelectronics est dans le rouge et ASML cède 1,17%.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Microsoft se replie de 1,5% en avant-Bourse malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes de Wall Street, la hausse des coûts liés à l’intelligence artificielle (IA) retenant davantage l’attention des investisseurs.
Alphabet chute de 5,6% en avant-Bourse, les ventes publicitaires inférieures aux attentes sur le trimestre de fin 2023 reléguant au second plan les efforts entrepris par le groupe dans l’IA.
Les fabricants de puces Nvidia, Micron Technology, Qualcomm et Intel perdent de 1% à 2,4% en avant-Bourse dans le sillage d’Advanced Micro Devices (AMD) qui chute de 6,6% avant l’ouverture après la publication par le groupe d’une prévision de chiffre d’affaires pour le premier trimestre inférieur aux attentes.
VALEURS EN EUROPE
Vivendi prend 1,31% après l’approbation par son conseil de surveillance du projet de scission de ses activités.
Novo Nordisk, en nette hausse en matinée après un bénéfice d’exploitation trimestre meilleur que prévu, cède désormais 0,12% sur des prises de bénéfice. Les prévisions de GSK (+2,66%) sont saluées, tandis que le quatrième trimestre de Novartis (-3,05%) a déçu.
H&M, qui a surpris le marché en annonçant un changement de directeur général sur fond de ralentissement de ses ventes, plonge de 9,39%, en queue du Stoxx 600.
Vodafone abandonne 3,18% après l’annonce par le groupe du rejet de la proposition révisée d’Iliad sur la fusion de leurs filiales en Italie.
TAUX
Les rendements souverains en zone euro reculent mercredi après la publication des ventes au détail et de la statistique de l’emploi en Allemagne, ainsi que les chiffres de l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro, qui renforcent la perspective d’une baisse rapide des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE).
Le rendement du Bund allemand à dix, référence pour l’ensemble de zone euro, recule de plus de quatre points de base, à 2,231%.
Les contrats à terme sur le taux à court terme (ESTR) de la BCE indiquent une anticipation de réduction des taux de 145 points de base en 2024 contre environ 140 points de base mardi. La probabilité d’une première baisse du coût du crédit d’ici avril est évaluée à 95%.
Le rendement des bons du Trésor américain de même échéance cède 3,3 points à 4,026% alors que le marché table majoritairement sur une première baisse des taux de la Fed en mai. La banque centrale américaine devrait laisser ce mercredi inchangés ses taux, mais les investisseurs espèrent que son communiqué à 19h00 GMT et les commentaires de son président Jerome Powell une demi-heure plus tard fourniront des indices sur la trajectoire de l’évolution du coût du crédit.
« La Fed devrait ouvrir la porte à de nouvelles baisses de taux lors de sa réunion politique d’aujourd’hui, tout en laissant les taux inchangés ce mois-ci », notent les analystes d’UBS Global Wealth Management.
« Mais les récentes données solides sur la croissance et l’emploi aux États-Unis suggèrent que la Fed ne se précipitera probablement pas pour commencer à réduire ses taux au rythme actuellement attendu par les marchés », ajoutent-ils.
CHANGES
Le dollar prend 0,09% face à un panier de devises de référence
L’euro fléchit de 0,04%, à 1,0836 dollar, tandis que la livre sterling s’affiche à 1,2688 dollar (-0,07%).
PÉTROLE
Le marché pétrolier baisse nettement en réaction notamment à la faiblesse des PMI officiels chinois qui montrent que l’activité manufacturière dans la deuxième puissance économique s’est contractée (49,2 points) en janvier pour le quatrième mois consécutif.
Le Brent reflue de 1,15% à 81,92 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,14% à 76,93 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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