Exxon va licencier 2.000 personnes au Canada et en Europe
par Sheila Dang et Vallari Srivastava
HOUSTON (Reuters) – La major pétrolière américaine Exxon Mobil a annoncé mardi qu’elle allait licencier 2.000 personnes à travers le monde, en particulier au Canada et dans l’Union européenne (UE), dans le cadre d’un plan de restructuration à long terme.
Ce plan de restructuration affectera entre 3 et 4% de la main-d’œuvre mondiale de l’entreprise. Fin 2024, Exxon employait 61.000 personnes dans le monde, selon une déclaration réglementaire.
Quelque 1.200 postes seront supprimés en Norvège et dans l’Union européenne d’ici fin 2027, a indiqué Exxon mardi dans un communiqué. L’entreprise prévoit la fermeture de certains de ses petits bureaux dans l’Union européenne.
Aucun licenciement n’est prévu aux États-Unis, a déclaré un porte-parole de l’entreprise et ceux annoncés lundi par le producteur de pétrole canadien Imperial Oil, dont Exxon est un actionnaire majoritaire, représentent environ la moitié des suppressions plus importantes confirmées mardi, a-t-il ajouté.
Exxon a par ailleurs annoncé la construction d’un bureau dans sa raffinerie d’Anvers, en Belgique, qui accueillera un nouveau centre technologique européen et la plupart des employés d’Exxon basés à Bruxelles.
Dans le monde entier, les producteurs de pétrole regroupent de plus en plus leurs bureaux afin de travailler de réaliser des économies. Plusieurs entreprises du secteur ont annoncé des milliers de suppressions d’emplois cette année, dont Chevron et ConocoPhillips.
« Notre réseau mondial de bureaux a été établi il y a plusieurs décennies dans des circonstances très différentes. Afin de soutenir la collaboration qui est essentielle à notre succès, nous alignons notre empreinte mondiale sur notre modèle d’exploitation et nous rassemblons nos équipes », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l’entreprise basée à Houston.
L’action d’Exxon perdait environ 1,2% mardi à la mi-journée, tombant à 112,80 dollars (96,02 euros).
(Rédigé par Sheila Dang à Houston et Vallari Srivastava à Bangalore ; version française Coralie Lamarque, édité par Kate Entringer)
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