Exclusif/Russie: Le fabricant de sodas Chernogolovka vise 50% du marché après le départ de Coca-cola et Pepsi
MOSCOU (Reuters) – Le fabricant russe de sodas Chernogolovka vise une part de 50% du marché local, de près de 9 milliards de dollars, a déclaré sa directrice générale à Reuters alors que les plus grands fabricants mondiaux quittent le pays en raison de l’invasion de l’Ukraine.
L’exode massif des entreprises occidentales de Russie a créé une opportunité inattendue pour les entreprises et les entrepreneurs russes.
Chernogolovka, qui fabrique des snacks, des bouteilles d’eau, des limonades aux herbes, des boissons énergétiques et, depuis mai, le Cola Chernogolovka, a plus que doublé son activité cette année, a déclaré sa directrice générale Natalia Sakhnina dans un entretien, et prévoit d’atteindre une part de marché de 30% d’ici deux ans, contre environ 8,5% à la fin de 2021.
« Nous étions, sommes et serons le principal producteur russe de boissons », a déclaré Natalia Sakhnina. « Nous espérons et travaillons à l’obtention d’un leadership absolu sur le marché russe », a-t-elle ajouté.
Le chiffre d’affaires du marché russe des boissons non alcoolisées totalise 8,8 milliards de dollars, selon Statista.
Les boissons gazeuses de Coca-Cola et Pepsi sont encore disponibles en Russie, mais elles sont appelées à disparaître au fur et à mesure que les stocks existants s’épuisent, laissant les fabricants locaux prendre le relais.
Pepsi et Coca-Cola ont suspendu leurs activités en Russie en mars, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
ESSOR DES MARQUES DE COLA
Les marques de cola récemment lancées, y compris celle de Chernogolovka et celle de son concurrent Ochakovo, CoolCola, ont fait un bond pour atteindre une part de 5% des ventes dans le segment au premier semestre, selon NielsenIQ Russie.
« Cette année, nous sommes entrés dans ce segment et cela a coïncidé avec le départ des acteurs internationaux de cette saveur. Donc si nous évaluons nos perspectives et nos ambitions, elles sont presque illimitées », a déclaré Natalia Sakhnina.
Chernogolovka a commencé à fournir en avril des sodas aux établissements russes de Burger King et de KFC et est en pourparlers pour faire de même pour Vkusno & tochka, la nouvelle marque des anciens restaurants McDonald’s en Russie, qui a ouvert ses portes après que le groupe américain a vendu sa licence à l’un de ses licenciés locaux, a ajouté Natalia Sakhnina.
Vkusno & tochka est à la recherche d’un nouveau fournisseur de boissons, car Coca-Cola épuise son stock en Russie, a déclaré le directeur général Oleg Paroev à Reuters en juin.
« Nous étudions actuellement les options, en choisissant un fournisseur qui, selon le goût, conviendra le mieux à nos clients », a dit mercredi un porte-parole de Vkusno & tochka.
Les autorités de la région de Moscou ont fait pression pour que Chernogolovka soit inscrite sur une liste d’entreprises produisant des biens essentiels, ce qui lui a permis de bénéficier de prêts à conditions préférentielles en avril et mai.
« Ce marché, si la situation concurrentielle reste la même, sera complètement différent dans un an, méconnaissable, a déclaré la directrice générale du groupe.
(Reportage Reuters, rédigé par Matt Scuffham et Alexander Smith ; version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


