Elior revoit à la baisse ses perspectives en raison de l’inflation, le titre chute
par Federica Mileo et Diana Mandia
(Reuters) – Le groupe de restauration collective Elior a revu mercredi en baisse ses prévisions annuelles, la pandémie et la hausse de l’inflation ayant rogné ses marges au premier semestre.
Le secteur de la restauration, encore convalescent après la crise sanitaire, doit maintenant faire face à la flambée des prix de l’énergie et des produits alimentaires déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Elior, fournisseur d’entreprises, d’écoles, de prisons, d’hôpitaux et de maisons de retraite, vise désormais une croissance organique de son chiffre d’affaires d’au moins 16% pour l’exercice annuel s’achevant le 30 septembre, contre un objectif d’au moins 18% fixé en novembre et suspendu en janvier dernier.
A 10h49, le titre chutait de 9,80%, risquant ainsi de connaître sa pire journée depuis janvier.
Le groupe a également dit tabler sur un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (EBITA) proche de l’équilibre pour l’ensemble de l’exercice. Dans sa prévisions précédente, il visait une marge d’EBITA comprise entre 2% et 2,5%.
Malgré les perturbations liées au variant Omicron, les activités ont repris au premier semestre grâce à une forte dynamique des ventes, tandis que le taux de rétention est resté stable à 91,3%, a indiqué Elior.
« En revanche, l’intensification des pressions inflationnistes pèse sur nos marges opérationnelles, déjà dégradées par la pandémie », a déclaré le directeur général par intérim d’Elior, Bernard Gault.
Le groupe a annoncé un « vigoureux » plan de redressement de ses marges qui passe par la renégociation de tous ses tarifs, le réexamen du portefeuille de contrats et un contrôle plus strict des coûts opérationnels, a-t-il ajouté.
« Nous avons malheureusement un nombre important de contrats qui sont en perte, notamment des contrats du service public », a dit Bernard Gault à la presse, ajoutant que le groupe avait déjà commencé à résilier une partie de ces contrats « fortement en perte ».
Pour faire face à l’inflation et aux problèmes d’approvisionnement, le groupe prévoit de recourir davantage aux produits saisonniers et de réduire les options de son menu, tout en envisageant des changements de fournisseurs.
Elior a réduit son objectif de marge d’EBITA pour 2023-2024 à environ 4%, contre une prévision précédente de 4,6%, et a reporté d’un an la reprise des paiements de dividendes à l’exercice 2023-2024.
Le groupe, qui a annoncé en mars la démission surprise de son directeur général Philippe Guillemot, remplacé par Bernard Gault à titre intérimaire, a indiqué que la nomination d’un nouveau dirigeant serait « relativement imminente ».
(Reportage Federica Mileo et Diana Mandia ; version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


