Droits de douane: Une perturbation « sans précédent » pour le commerce mondial, selon l’OMC
par Emma Farge et Olivia Le Poidevin
GENÈVE (Reuters) – La part du commerce mondial réalisée selon les conditions de l’OMC est en baisse et pourrait encore diminuer, tandis que le commerce mondial fait face à une perturbation sans précédent depuis huit décennies, a déclaré mardi la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Depuis la guerre commerciale initiée cette année par le président américain Donald Trump avec les droits de douane, la part du commerce mondial réalisée selon la clause de la « nation la plus favorisée » (NPF) de l’OMC est tombée à 72%, contre environ 80% précédemment, d’après les données de l’OMC. Cette clause exige que les membres de l’OMC traitent les autres de manière égale.
« Nous vivons la plus grande perturbation des règles du commerce mondial, sans précédent depuis 80 ans », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala lors d’une interview accordée à Reuters.
« Il n’est donc pas surprenant que certains remettent en question le système commercial mondial… et sa prévisibilité », a ajouté l’ancienne ministre nigériane des Finances, à la tête depuis 2021 de l’organisation de surveillance du commerce basée à Genève.
« Tant que la majorité des échanges commerciaux s’effectuent dans des conditions NPF, je pense que nous devrions nous en réjouir. Nous sommes loin des 50% », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala.
La directrice générale de l’OMC a indiqué que le commerce mondial pourrait subir les effets des droits de douane « plus tard », jusqu’en 2026, lorsque la récente hausse du commerce mondial au cours du premier semestre de l’année commencera à s’estomper.
En août, l’OMC a relevé sa prévision de croissance du commerce mondial annuel à 0,9% contre 0,2% précédemment.
« Il est possible qu’un peu plus tard nous commencions à voir d’autres effets, lorsque les marchandises dans les entrepôts seront épuisées, et que les effets commenceront à se faire sentir, mais nous verrons cela l’année prochaine. Nous prévoyons toujours une certaine croissance », a-t-elle déclaré.
(Reportage Olivia Le Poidevin et Emma Farge ; version française Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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