Danone va céder le contrôle de son activité « produits laitiers essentiels » en Russie
PARIS (Reuters) – Danone annonce vendredi dans un communiqué sa décision de lancer le processus de « transfert du contrôle de son activité Essential Dairy and Plant-based (EDP, produits laitiers essentiels et d’origine végétale-NDLR) en Russie ».
Le groupe indique que l’opération pourrait se traduire par une dépréciation pouvant aller jusqu’à un milliard d’euros.
Danone précise qu’à l’issue de cette opération, qui sera soumise à l’approbation des autorités compétentes, il prévoit de « déconsolider son activité EDP en Russie ».
« Durant les 9 premiers mois de l’année 2022, l’activité EDP en Russie a représenté environ 5% du chiffre d’affaires consolidé de Danone », souligne l’entreprise.
« Elle a eu une contribution dilutive à la croissance des ventes en données comparables et à la marge opérationnelle courante du groupe », ajoute Danone.
Une source proche du dossier a déclaré que Danone pourrait conserver une participation dans l’activité produits laitiers, la plus importante de Russie. La société n’a pas révélé à qui l’activité serait transférée, tandis qu’un analyste russe a identifié un certain nombre de prétendants potentiels.
« Le conseil d’administration vient de lancer un processus qui conduira à une transaction qui pourrait être une vente totale ou partielle », a déclaré la source, ajoutant que l’objectif était de ne plus exploiter l’entreprise.
Le groupe agroalimentaire français avait annoncé fin mars qu’il poursuivrait sa production locale en Russie de produits laitiers et de nutrition infantile essentiels même s’il avait coupé ses autres liens avec le pays en raison de la guerre en Ukraine.
L’activité EDP compte 7.200 employés et 12 sites de production.
TROIS PRÉTENDANTS LOCAUX POTENTIELS
Selon Mikhaïl Michtchenko, directeur du Centre d’études du marché laitier de Russie, il existerait trois prétendants locaux potentiels : Econiva, Komos et Molvest.
Il estime que la compagnie la plus probable pour remporter EDP serait Econiva, l’un des plus grands fournisseurs de lait non pasteurisé du pays, qui bénéficie également du soutien de l’État.
Mais les actifs peuvent également être fragmentés et répartis entre les acteurs du marché, a-t-il ajouté.
Les trois entreprises russes n’ont pas répondu aux demandes de commentaire dans l’immédiat. Danone s’est refusé à tout commentaire.
Le directeur général Antoine de Saint-Affrique, qui a pris la tête de l’entreprise en septembre dernier, avait déclaré que la société se séparerait des entreprises non performantes dans le cadre d’un plan de redressement lancé cette année.
« La Russie est clairement un actif dont ils devaient se séparer », estime Pierre Tegner, analyste chez Oddo BHF, dans une note.
« Ce n’est pas seulement parce que la Russie est une activité à faible marge et à faible croissance. C’est surtout parce que cet actif a généré beaucoup de distraction au cours des 11 dernières années pour le top management. »
Parmi les autres domaines dans lesquels le groupe pourrait revoir les opérations non essentielles figurent le lait et les produits laitiers de base au Brésil, en Argentine, au Mexique et au Maroc, a précisé Pierre Tegner, de même pour le lait biologique aux États-Unis, les repas pour bébés en France et en Italie.
(Rédigé par Myriam Rivet, Matthieu Protard et Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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