Crédit Agricole déçoit au T3 malgré la bonne performance de la BFI
PARIS (Reuters) – Crédit Agricole SA a fait état mercredi d’une baisse moins importante que prévu de son bénéfice net au titre du troisième trimestre, la performance record de la banque de financement et d’investissement (BFI) ne permettant pas d’oublier la faiblesse de certaines activités de banque de détail et des assurances.
Le titre Crédit Agricole SA a ouvert en baisse de 2,5% mercredi avant de s’installer en bas du CAC 40 et d’abandonner 5,5% vers 08h10 GMT.
La deuxième banque française en termes de capitalisation boursière a publié un résultat net part du groupe de 1,67 milliard d’euros, en baisse de 4,7% sur un an alors que le bénéfice du troisième trimestre 2023 avait été soutenu par la reprise de provisions Epargne Logement constituées pour couvrir les coûts d’une hausse potentielle des taux de rémunération des plans d’épargne logement (PEL).
Le résultat est toutefois meilleur qu’attendu, le consensus des analystes compilé par le groupe ressortait à 1,58 milliard d’euros.
Crédit Agricole a par ailleurs indiqué que sa banque de financement et d’investissement (BFI) avait enregistré des revenus record au troisième trimestre, en hausse de 8,2 % à 1,53 milliard d’euros, contre des hausses de 4,9% pour Société Générale et 9% pour BNP Paribas.
« Crédit Agricole a présenté des résultats solides pour le troisième trimestre, largement en ligne avec le consensus avant impôt », a déclaré Royal Bank of Canada dans une note adressée à ses clients, notant des « tendances mitigées dans les différentes divisions ».
Les revenus des activités de trading de taux, devises et matières premières (FICC) ont progressé de 6,2% sur la période, en deçà de la hausse de 12% de BNP Paribas mais proche de celle de 6,1% de Société Générale.
« Tout ce qui est activités de change et linéaires souffrent un petit peu mais nous avons une très bonne dynamique sur d’autres secteurs en particulier tout ce qui est lié aux titrisations (et aux) émissions obligataires », a expliqué Xavier Musca, directeur général de Crédit Agricole CIB, lors d’un échange avec des journalistes.
Le produit net bancaire a progressé de 2,3% sur la période à 6,49 milliards d’euros, en-dessous de l’estimation moyenne des analystes de 6,56 milliards d’euros après la contraction de ses activités de banque de proximité en France et en Italie.
Le produit net bancaire de la banque de proximité en France de Crédit Agricole SA a légèrement baissé de 1,7% au troisième trimestre. En excluant l’effet des reprises de provisions en 2023, les revenus auraient été en hausse de 3,7% par rapport à l’année précédente, a déclaré le groupe.
Le produit net bancaire des assurances a également diminué de 1,2% au cours de la période.
« Nous nous attendions à ce que les revenus de l’assurance soient un point fort des résultats du troisième trimestre de CASA. Cela n’a pas été le cas” ont réagi les analystes de Jefferies dans une note, soulignant les sinistres en dommage liés à l’assurance récolte.
Le résultat net de la banque française a également été tiré par un coût du risque plus faible que prévu – les sommes mises de côté pour couvrir les créances douteuses- qui s’est élevé à 433 millions d’euros au troisième trimestre, bien en dessous des 792 millions d’euros attendus par les analystes.
L’entité cotée en bourse du groupe Crédit Agricole a déclaré être en bonne voie pour atteindre ses objectifs financiers 2025 avec un an d’avance, notamment un bénéfice net sous-jacent annuel de plus de 6 milliards d’euros.
Le projet de coentreprise de Crédit Agricole avec la société française de paiements Worldline, CAWL, sera opérationnel à la fin du premier trimestre 2025, a déclaré Olivier Gavalda, directeur général délégué, lors de la conférence téléphonique.
(Rédigé par Mathieu Rosemain, version française; Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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