Clôture dans le désordre en Europe, Wall Street hésite
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi, les investisseurs semblant tiraillés entre la tentation de poursuivre le rebond entamé la semaine dernière et la prudence de mise avant les prochaines interventions publiques des grands banquiers centraux.
À Paris, le CAC 40, après avoir pris jusqu’à 1,37% en matinée, a fini en baisse de 0,43% (26,04 points) à 6.047,31 points. À Londres, le FTSE 100 a pris 0,69% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,52% mais Milan a abandonné 0,69%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,16%, le FTSEurofirst 300 0,62% et le Stoxx 600 0,52%, après un passage dans le rouge.
Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait sans tendance claire: le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 progressaient d’environ 0,25% mais le Nasdaq Composite reculait de 0,1%.
Les hésitations du marché pétrolier, la remontée des rendements obligataires après leur chute de la semaine dernière et les incertitudes géopolitiques sur fond de sommet du G7 avant celui de l’Otan freinent l’appétit pour le risque qui a dominé la semaine dernière.
Dans ce contexte, plusieurs des principales capitalisations du secteur américain des hautes technologies, qui avaient emmené le rebond de la semaine dernière, subissent des prises de bénéfice, comme Microsoft, qui perd 0,65% ou Salesforce (-1,56%).
Les marchés pourraient rester hésitants au moins jusqu’à mercredi, dans l’attente des discours de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, puis de Jerome Powell, son homologue de la Réserve fédérale, lors du Forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal.
« La question n’est pas seulement de savoir si l’inflation a atteint un pic, elle est aussi de savoir si sa décélération ne nécessitera pas une nouvelle intervention des banques centrales susceptibles de provoquer ou d’aggraver une récession », explique Craig Erlam, analyste senior d’Oanda.
VALEURS
En Europe, la plus forte hausse sectorielle du jour est pour le compartiment des matières premières, dont l’indice Stoxx a pris 1,83%, et la plus forte baisse pour les services aux collectivités (« utilities ») (-0,52%).
Le sidérurgiste ArcelorMittal a gagné 2,58%, le géant minier Rio Tinto 1,45%.
La meilleure performance du Stoxx 600 est pour le groupe néerlandais Prosus, dont le cours a bondi de 15,72% après l’annonce d’un plan de rachats d’actions qu’il prévoit de financer par la vente de titres du chinois Tencent, dont il possède 28,9%.
Dans le rouge, EssilorLuxottica a cédé 2,22% après le décès de son président, Leonardo Del Vecchio. À Milan, Mediobanca et Generali, dont l’homme d’affaires italien était actionnaire, ont cédé respectivement 2,16% et 3,03%.
TAUX
Après deux séances de forte baisse, les rendements obligataires de la zone euro sont repartis à la hausse, l’inquiétude suscitée par l’inflation reprenant le dessus: celui du Bund allemand à dix ans, qui avait chuté de plus de 20 points de base la semaine dernière, en a regagné dix à 1,551%.
Sur le marché des bons du Trésor américain, le dix ans était en hausse de plus de six points de base au moment de la clôture européenne à 3,1865%, soutenu par les chiffres meilleurs qu’attendu des commandes de biens durables (+0,7% en mai) et des promesses de vente immobilières aux Etats-Unis (+0,7% également le mois dernier) publiés en début de journée.
CHANGES
Si les rendements des Treasuries remontent, le dollar, lui, continue de souffrir des interrogations sur l’inflation et les taux et reste orienté à la baisse face aux autres grandes devises (-0,41%).
L’euro s’apprécie de 0,45% face au billet vert à 1,0601.
PÉTROLE
Le marché pétrolier évolue en dents de scie, les investisseurs semblant pour l’instant incapables d’arbitrer entre les spéculations sur de possibles décisions du G7 visant à limiter la hausse des cours et le risque d’une dégradation de la demande.
Après plusieurs retournements de tendance depuis le début de la journée, le Brent gagne pour l’instant 1,66% à 115,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,75% à 109,50 dollars.
(Rédigé par Marc Angrand)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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