Climat, Ukraine et pléthore de commandes au menu du salon du Bourget
par Tim Hepher, Valerie Insinna, Joanna Plucinska et Allison Lampert
PARIS (Reuters) – Les acteurs mondiaux de l’aéronautique et de la défense devraient vanter les mérites d’un transport plus propre et des armes robotisées de demain tout en cherchant à remédier aux problèmes urgents de la chaîne d’approvisionnement lors du salon du Bourget qui ouvre ses portes lundi dans un contexte marqué par le conflit ukrainien et les inquiétudes climatiques.
Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget, organisé tous les deux ans en alternance avec celui de Farnborough, en Angleterre, se déroulera jusqu’au 25 juin sur l’aéroport situé au nord-est de Paris pour la première fois depuis quatre ans et la pandémie de COVID-19 qui avait conduit à l’annulation de l’édition de 2021.
L’édition 2023 est marquée par un contexte de forte demande de nouveaux avions de la part des compagnies aériennes pour répondre à la reprise du trafic aérien et à l’objectif de neutralité carbone du secteur d’ici 2050.
La compagne indienne IndiGo est sur le point de passer une commande record de 500 avions monocouloirs de la famille A320 à Airbus, comme l’a rapporté Reuters début juin. De son côté, Air India pourrait aussi officialiser au salon du Bourget une commande de 470 appareils auprès d’Airbus et de Boeing.
« Environ 3.300 avions n’ont tout simplement pas été produits pendant les années COVID, ce qui représente environ 15% de la flotte mondiale », observe Andy Cronin, qui dirige la société de leasing Avolon.
Certains observateurs estiment que jusqu’à 2.000 commandes pourraient être passées lors du salon du Bourget mais nombre d’entre elles concerneront des contrats existants tandis que certains acheteurs, comme Turkish Airlines, ont exclu toute décision rapide.
« Si cela se produit, nous entrons dans une ‘bulle' », estime Sash Tusa, analyste chez Agency Partners.
UN OBJECTIF CLIMATIQUE IRRÉALISTE ?
Réunies il y a quelques jours à Istanbul en Turquie, les compagnies aériennes mondiales ont fait part de leur intérêt pour acheter des avions jusqu’à dix ans à l’avance afin d’être sûres de ne pas se laisser distancer par la forte reprise du trafic aérien post-pandémie.
« C’est un marché de vendeurs comme nous en avons rarement vu », a déclaré une source industrielle de haut niveau, ajoutant que les prix des avions sont en hausse.
Toutefois, le secteur aéronautique pourrait avoir du mal tenir la cadence alors que la pandémie a profondément déréglé les chaînes d’approvisionnement mondiales.
A plus long terme, des questions se posent quant à la capacité de concilier la croissance du trafic aérien avec les objectifs environnementaux.
Le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), Willie Walsh, a assuré que les compagnies aériennes étaient déterminés à atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 tout en reconnaissant que cela serait « très difficile ».
Pour les militants écologistes, l’objectif fixé est irréaliste en raison de la faible utilisation de carburants dits durables (SAF) dans l’aviation et la seule solution pour l’atteindre repose sur la réduction du trafic mondial.
Le président Emmanuel Macron, qui a annoncé vendredi un investissement de 200 millions d’euros pour développer la production de SAF, se rendra lundi au salon du Bourget.
LE SECTEUR DE LA DÉFENSE EN ALERTE
Si l’aviation commerciale fait les gros titres, le secteur de la défense est pour sa part en état d’alerte avec le conflit ukrainien qui oblige les acteurs européens très fragmentés du secteur à être plus agiles et à détenir plus de stocks pour répondre aux besoins urgents.
Les budgets des gouvernements dédiés à la défense ont explosé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’an dernier, les pays occidentaux apportant un soutien militaire à Kyiv tout en développant leur propre arsenal militaire futur.
Certains experts estiment toutefois difficile de maintenir les budgets à des niveaux suffisamment élevés pour réapprovisionner les munitions tout en développant une nouvelle génération de chasseurs, de drones et d’armes de précision.
« Même avec tous les fonds du budget américain, il n’est tout simplement pas possible de tout faire », estime Justin Bronk, expert au Royal United Services Institute.
« Les nations européennes opèrent toutes à une échelle beaucoup plus petite, avec moins de flottes, et par conséquent, lorsqu’il s’agit de faire des choix difficiles et des arbitrages, ceux-ci sont beaucoup plus binaires ».
(Reportage Tim Hepher, Valerie Insinna, Joanna Plucinska, Allison Lampert; Blandine Hénault pour la version française)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


