Chevron affiche au T3 son 2e bénéfice trimestriel le plus élevé jamais enregistré
HOUSTON (Reuters) – Chevron a annoncé vendredi son deuxième bénéfice trimestriel le plus élevé jamais enregistré, au-dessus des estimations des analystes, grâce à la hausse de la demande mondiale de pétrole et de gaz et à l’augmentation de la production de ses champs pétrolifères américains.
Les plus grands groupes énergétiques du monde ont largement profité de la hausse record des prix du pétrole et du gaz et d’une offre en tension à la suite des réductions de production pendant la pandémie de COVID-19 et aux perturbations du marché liées à la guerre en Ukraine.
L’envolée des bénéfices des groupes énergétiques alimente en même temps les critiques des consommateurs aux États-Unis et en Europe, alors que l’inflation grimpe et ronge le budget des ménages.
Chevron a affiché un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars (11,24 milliards d’euros) au troisième trimestre, soit 5,78 dollars par action, ce qui représente presque le double des 6,1 milliards de dollars enregistrés à la même période de 2021.
Ce résultat dépasse largement l’estimation moyenne de Wall Street, qui tablait sur 4,86 dollars par action.
« Nous avons enregistré un nouveau trimestre de solides performances financières », a déclaré le président et directeur général du groupe, Michael Wirth, dans un communiqué.
Il a également dit que la production de pétrole et de gaz dans le principal gisement de schiste américain, le bassin permien, a atteint « un nouveau record trimestriel » à 700.000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j), soit une hausse de 12% par rapport à l’année précédente.
Dans l’ensemble, la production de pétrole et de gaz est restée à peu près stable au cours du dernier trimestre, compte tenu de la vente de certaines propriétés productrices en Asie.
L’activité pétrolière et gazière de Chevron a affiché un bénéfice d’exploitation en hausse de 81% à 9,3 milliards de dollars, tandis que son activité de raffinage du pétrole a presque doublé pour atteindre 2,5 milliards de dollars.
(Reportage Sabrina Valle ; version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
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