Carrefour optimiste après un cash-flow net record en 2021
Carrefour regarde 2022 avec confiance après une année 2021 marquée par un résultat opérationnel en hausse de 7,7% et un cash-flow libre net d’un montant record de près de 1,23 milliard d’euros, a déclaré mercredi son PDG.
Sur la base de résultats solides, le groupe français a annoncé une hausse de 8% de son dividende, à 0,52 euro par action contre 0,48 euro en 2020, et un nouveau programme de rachat d’actions de 750 millions d’euros pour l’année en cours.
Grâce au flux de trésorerie record de l’an dernier, le premier distributeur alimentaire européen dispose d’un trésor de guerre pour ses projets d’expansion dans le commerce électronique, après l’échec de deux projets de rapprochement avec le canadien Couche-Tard et le français Auchan.
Carrefour est engagé depuis janvier 2018 dans un plan quinquennal de réduction des coûts et de renforcement de ses investissements dans le commerce en ligne afin de mieux résister à la concurrence de géants de la vente sur internet comme Amazon, ou des enseignes de discount comme Lidl et Leclerc.
En novembre dernier, le groupe s’est engagé à investir 3 milliards d’euros entre 2022 et 2026 pour renforcer sa présence dans l’e-commerce.
Reconduit en mai dernier à la tête de Carrefour pour trois ans, Alexandre Bompard dit travailler sur un nouveau plan stratégique et mène une analyse des actifs du groupe dans le cadre de ce processus.
Cette analyse continue de suivre son cours et aucune décision n’a été prise, a déclaré le PDG de Carrefour lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.
Les résultats 2021 « témoignent du succès de la transformation du groupe et nous donnent une grande confiance dans nos performances futures », a-t-il encore estimé, cité dans le communiqué du groupe.
« Nous regarderons l’avenir avec beaucoup d’ambition, et présenterons au début de l’automne un nouveau plan stratégique », a-t-il ajouté.
GAINS DE PART DE MARCHÉ
Le groupe a fait état mercredi d’un résultat opérationnel courant en hausse de 7,7% à 2,272 milliards d’euros à taux de change constants.
Ce bénéfice s’explique par des réductions de coûts et un chiffre d’affaires en augmentation de 2,3% à périmètre comparable, à 81,245 milliards d’euros, avec des gains de part de marché dans des pays clés comme la France, l’Espagne ou le Brésil.
En France, où Alexandre Bompard a fait de la redynamisation des hypermarchés une priorité, le résultat opérationnel courant a augmenté de 20% à 757 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en hausse de 1,8%.
La marge opérationnelle du groupe en France devrait continuer de s’améliorer, a indiqué le directeur financier du groupe, Matthieu Malige, aux analystes.
Dans un contexte inflationniste, Carrefour a également annoncé relever à 2,7 milliards d’euros son objectif de réduction des coûts pour la période 2021-23, contre un objectif initial de 2,4 milliards d’euros, après avoir réalisé 930 millions d’euros d’économies en 2021.
L’action Carrefour a gagné 7% depuis le début de l’année mais se négocie toujours 20% en dessous du niveau qu’elle affichait en juillet 2017, lors de la prise de fonction d’Alexandre Bompard.
(Reportage Dominique Vidalon, rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

