Carlos Ghosn a quitté le Japon et se trouve désormais au Liban, selon la presse
PARIS (Reuters) – Carlos Ghosn, ancien dirigeant de l’alliance Renault Nissan, a quitté le Japon pour le Liban, rapportent lundi plusieurs titres de presse libanais, sans que l’on connaisse les circonstances exactes de ce rebondissement.
Selon le Financial Times, Carlos Ghosn ne se trouvait plus sous le régime de résidence surveillée auquel il était jusque là assujetti et il a pu trouver un accord lui permettant de quitter le territoire japonais ou réussir à s’échapper.
Le Wall Street Journal cite de son côté une source qui affirme que l’architecte de l’alliance Renault-Nissan a pris la fuite.
Aucun commentaire n’a été fait dans l’immédiat par l’avocat de Carlos Ghosn.
L’homme d’affaires, qui possède les nationalités française, brésilienne et libanaise, a été arrêté au Japon en novembre 2018, avant d’être placé en détention provisoire puis libéré sous caution et placé en résidence surveillée.
La justice japonaise soupçonne Ghosn d’avoir commis des malversations financières lorsqu’il dirigeait Nissan, des accusations qu’il a toujours réfutées.
Son arrestation et son incarcération ont stupéfait investisseurs et spécialistes du secteur automobile et abouti à une redistribution des cartes chez Renault et chez Nissan, tout en contribuant à tendre les relations entre les deux constructeurs automobiles.
Ses avocats ont demandé en octobre dernier à la justice japonaise d’annuler les poursuites le visant, accusant les procureurs et des représentants du constructeur japonais de collusion dans le but d' »évincer » Carlos Ghosn et de l’empêcher de renforcer l’alliance avec Renault.
La justice japonaise a jusqu’à présent systématiquement rejeté toutes les demandes visant à assouplir les conditions de cette libération sous caution, notamment l’interdiction de contacter son épouse.
Ce dossier embarrasse toutefois les autorités nippones soucieuses d’éviter sa propagation à d’autres sphères de la vie publique de l’archipel.
UNE ALLIANCE FRAGILISÉE
Dans la foulée du déclenchement de cette affaire, Renault s’est doté d’un exécutif bicéphale en désignant en janvier dernier Jean-Dominique Senard, à la présidence du groupe au losange et Thierry Bolloré au poste de directeur général.
Cette union n’aura finalement duré que quelques mois, Thierry Bolloré ayant été évincé au mois d’octobre par le conseil d’administration de Renault.
L’actuel dirigeant l’espagnol Seat Luca De Meo aurait été contacté pour prendre la direction générale de Renault avant, peut-être, de prendre les rênes de l’alliance franco-japonaise.
Chez Nissan, également, la mise sur la touche de Carlos Ghosn s’est traduite par une vaste refonte des organes de direction, le lancement en avril d’un plan de redressement opérationnel et l’annonce vendredi d’une sévère cure d’austérité.
La démission, le 24 décembre dernier, de Jun Seki, donné comme favori pour devenir le nouveau directeur général de Nissan, a toutefois démontré que la stabilité n’était toujours pas assurée au sein d’un groupe qui a fait état en novembre d’une chute de 70% de son résultat opérationnel trimestriel, une contre-performance inédite en 11 ans.
(Nicolas Delame et Christian Lowe, édité par Jean-Michel Bélot et Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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