BP présélectionne trois candidats internes pour le poste de DG-sources
par Ron Bousso et Sarah McFarlane
LONDRES (Reuters) – Le conseil d’administration de BP a présélectionné le directeur général par intérim Murray Auchincloss et deux femmes cadres supérieurs pour remplacer Bernard Looney au poste de directeur général, ont déclaré à Reuters trois sources industrielles et au sein de la société.
La major pétrolière a été secouée par la démission soudaine en septembre de Bernard Looney, qui occupait le poste depuis moins de quatre ans, après plusieurs accusations de relations personnelles avec des collègues.
Le comité du personnel et de la gouvernance du groupe, dirigé par le président de BP, Helge Lund, examine actuellement les candidatures de Murray Auchincloss, de Carol Howle, responsable du commerce et du transport maritime, et d’Emma Delaney, responsable des clients et des produits, selon les sources.
Le comité, qui devrait prendre une décision dans les semaines à venir, envisage également des candidats externes, ont indiqué ces sources.
Carol Howle ou Emma Delaney deviendrait ainsi la première femme à diriger l’une des cinq plus grandes compagnies pétrolières et gazières occidentales.
Une nomination interne indiquerait également que le conseil d’administration soutient la poursuite de la stratégie actuelle de BP, qui vise à réduire les émissions de carbone, à développer les énergies renouvelables et la capacité de production de carburants propres tout en coupant la production de pétrole et de gaz d’ici 2030, ont déclaré les sources.
La nomination devrait être annoncée au cours du premier trimestre de l’année prochaine, a rapporté Reuters au début du mois, citant des sources industrielles.
« Le processus de nomination d’un nouveau directeur général est en cours. Nous ne ferons aucun commentaire sur les détails ou sur les spéculations concernant les candidats potentiels, » a déclaré un porte-parole de BP.
BP avait précédemment fait savoir que le groupe prendrait en considération des candidats internes et externes.
Les trois candidats présélectionnés font tous partie de la direction de BP et ont été nommés par Bernard Looney après son entrée en fonction en février 2020.
Selon plusieurs analystes et investisseurs, Murray Auchincloss serait le choix le plus probable parmi les trois, compte tenu de son expérience à la tête de l’entreprise et de sa collaboration avec les investisseurs et le conseil d’administration.
Le lien étroit entre Murray Auchincloss et Bernard Looney pourrait toutefois jouer en sa défaveur, selon deux sources au sein de BP.
Carol Howle a plus de 20 ans d’expérience chez BP et a occupé plusieurs postes de direction dans l’une des plus grandes divisions de négoce d’énergie au monde, devenant la cheffe de bureau de l’ancien directeur général Bob Dudley avant de rejoindre l’équipe de direction de Bernard Looney en 2020.
Emma Delaney travaille chez BP depuis 1995 dans des fonctions marketing et commerciales au Moyen-Orient et en Asie. Elle a rejoint l’équipe de direction de transition de Bernard Looney en 2019 pour ensuite devenir responsable des clients et des produits, un marché de croissance clé dans la stratégie de BP en raison de son vaste réseau de stations-service et de stations de recharge.
(Reportage Ron Bousso ; version française Dagmarah Mackos, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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