BofA relève son objectif de rendement pour rattraper ses concurrents
(Reuters) – Bank of America (BofA) a relevé mercredi un objectif de rentabilité très surveillé, alors que le deuxième prêteur américain cherche à accroître sa part de marché et à rattraper ses grands concurrents de Wall Street.
Les dirigeants devraient expliquer comment BofA prévoit de croître dans les années à venir et d’augmenter ses performances, alors que se tient à Boston la première journée des investisseurs de la banque depuis 2011.
BofA vise désormais un rendement de 16% à 18% sur les capitaux propres corporels (ROTCE) – un indicateur clé que les investisseurs utilisent pour évaluer les performances d’une banque – à moyen terme, alors qu’elle prévoyait auparavant un rendement de l’ordre de 10%.
La banque a généré un ROTCE de 15,4% au troisième trimestre, tandis que son grand concurrent JPMorgan a atteint un ROTCE de 20% au cours de la même période, selon les documents déposés.
BofA vise à augmenter sa part des frais de banque d’investissement de 50 à 100 points de base au cours des trois à cinq prochaines années, tandis que le bénéfice par action devrait croître de plus de 12%.
Dans le classement mondial des banques d’investissement, BofA a toujours été derrière ses concurrents JPMorgan et Goldman Sachs au fil des ans.
En août, la banque a promu Faiz Ahmad et Mike Joo codirecteurs de la banque d’investissement mondiale, dans le cadre d’un remaniement plus large de la direction de l’entreprise.
Sur le front de la transactions, BofA vise à s’approprier 9% du chiffre d’affaires du secteur à moyen terme. Elle détient actuellement une part de marché de 7,6%, a indiqué la banque.
BofA s’attend à ce que le revenu net d’intérêt, la différence entre ce que les banques gagnent sur les prêts et paient sur les dépôts, augmente entre 5% et 7% par an au cours des cinq prochaines années, grâce à la croissance des prêts et à la réévaluation des actifs à taux fixe.
Les investisseurs seront également attentifs aux signaux concernant les plans de succession, alors que le président-directeur général de longue date, Brian Moynihan, achève près de 16 ans à la tête de BofA.
Le président-directeur général, qui a récemment fêté ses 66 ans, a annoncé son intention de rester en poste tout au long de la décennie, après avoir nommé Dean Athanasia et Jim DeMare comme coprésidents et le directeur financier Alastair Borthwick comme vice-président exécutif.
Brian Moynihan a pris la tête de l’entreprise en 2010, au lendemain de la crise financière de 2008 qui menaçait de déstabiliser l’économie mondiale. Il a intégré la banque d’investissement Merrill Lynch, que BofA a rachetée au bord de l’effondrement, a remboursé un plan de sauvetage gouvernemental et a supprimé des emplois.
Après des débuts difficiles, Brian Moynihan a réussi à redresser la situation en s’appuyant sur un mantra souvent répété de « croissance responsable », mais les investisseurs demandent à la banque de mieux rentabiliser ses investissements.
(Saeed Azhar à Boston et Arasu Kannagi Basil à Bangalore, Mara Vilcu pour la version française, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

