BofA, bénéfice en hausse au premier trimestre avec le trading et la banque d’investissement
15 avril (Reuters) – Bank of America (BofA) a fait état mercredi d’une hausse de son au premier trimestre, portée par la volatilité des marchés mondiaux qui a stimulé l’activité de trading, ainsi que par un rebond des fusions-acquisitions ayant dopé les commissions de la banque d’investissement.
L’action du groupe gagnait 1,5% dans les échanges avant l’ouverture de la Bourse.
Les marchés d’actions mondiaux ont entamé l’année 2026 sur une dynamique haussière, prolongeant l’élan de fin 2025 soutenu par des anticipations de baisses de taux d’intérêt à l’échelle mondiale et à de solides résultats des entreprises.
Cet optimisme s’est toutefois rapidement dissipé, face à un durcissement du ton de la Réserve fédérale (Fed), à des inquiétudes croissantes concernant une possible bulle de valorisation dans l’intelligence artificielle, ainsi qu’à l’intensification de l’implication américaine dans les tensions au Moyen-Orient.
Cette volatilité a entraîné une rotation marquée des marchés, les investisseurs délaissant les valeurs technologiques à forte croissance au profit de secteurs défensifs de valeur.
Les périodes de forte volatilité profitent généralement aux banques d’investissement, les salles de marché générant davantage de revenus grâce à l’augmentation de l’activité des clients. Les revenus de trading et de marchés de BofA ont ainsi progressé de 13%, à 6,4 milliards de dollars (5,44 milliards d’euros) au premier trimestre.
LE M&A SOUTIENT LA CROISSANCE
Les grandes opérations de fusion-acquisition mondiales sont restées solides au cours des trois premiers mois de 2026, en dépit des turbulences au Moyen-Orient et des fluctuations des valorisations, avec des transactions dépassant 1.200 milliards de dollars sur la période.
Les opérations de grande envergure — notamment dans la technologie — ont dominé, avec 22 transactions supérieures à 10 milliards de dollars signées sur le trimestre clos le 31 mars, un record trimestriel selon des données compilées par LSEG.
BofA Securities a obtenu des mandats clés sur plusieurs opérations majeures du trimestre, notamment le rachat par McCormick pour 42,7 milliards de dollars de l’activité alimentaire d’Unilever, ainsi que l’acquisition par Boston Scientific pour 14,9 milliards de dollars du fabricant de dispositifs médicaux Penumbra.
La banque a également conseillé Devon Energy dans le cadre de son acquisition de Coterra Energy pour 26 milliards de dollars, une opération considérée comme un jalon dans la consolidation du secteur américain du pétrole de schiste.
BofA a par ailleurs mené le consortium de conseillers de Janus Living pour son introduction à la Bourse de New York en mars.
Les commissions issues des activités de banque d’investissement des entreprises ont augmenté de 21% pour atteindre 1,8 milliard de dollars au premier trimestre, la banque anticipant initialement une hausse de 10%.
JPMorgan Chase a publié mardi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, également soutenus par la vigueur du trading et des activités de conseil en fusions-acquisitions.
JPMorgan, Bank of America et Wells Fargo évoluent toutes en baisse depuis le début de l’année 2026, sous-performant l’indice S&P 500, en hausse d’environ 1,8% sur la période.
La banque a enregistré un bénéfice net de 8,6 milliards de dollars, soit 1,11 dollar par action, pour le trimestre clos le 31 mars, contre 7,4 milliards, soit 89 cents par action, l’année précédente.
« Nous restons attentifs à l’évolution des risques. Toutefois, nous avons observé une activité client soutenue, incluant une consommation solide et une qualité d’actifs stable, ce qui témoigne de la résilience de l’économie américaine », a déclaré le directeur général Brian Moynihan dans un communiqué.
(Rédigé par Pritam Biswas et Saeed Azhar, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

