BNP Paribas replace la rentabilité au coeur de sa stratégie dans la finance durable
LONDRES (Reuters) – BNP Paribas reconsidère sa stratégie dans la finance durable pour se concentrer sur les transactions rentables et redéfinir les contours de son activité dans le domaine, a déclaré à Reuters Constance Chalchat, responsable du développement durable au sein de la banque de financement et d’investissement (BFI) de la banque française.
Ce changement, qui fait écho à la prise de distance d’autres banques avec le label ESG, vise à garantir que la finance durable ne se fasse pas au détriment de la rentabilité, a expliqué la responsable.
Les rendements médiocres des investissements suivant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont suscité une remise en question généralisée après une période d’enthousiasme sur le marché.
Les détracteurs de l’ESG sont par ailleurs encouragés par le retour de Donald Trump à la Maison blanche, le président américain ayant multiplié les attaques à l’encontre des critères concernés.
D’après Constance Chalchat, BNP Paribas souhaite s’en tenir aux investissements liés à un avenir durable et aider les entreprises et les sociétés à s’adapter au changement climatique, mais la banque doit garantir un rendement attractif pour les investisseurs.
« Nous voulons rester pertinents à long terme, même pour les investisseurs américains, et réaligner la rentabilité et la durabilité », a-t-elle déclaré.
CADRES D’EXCLUSION GENERIQUE ABANDONNES
Plusieurs grandes banques ont réévalué leur approche en termes de finance durable face à la pression politique, en particulier des forces conservatrices aux États-Unis, et au besoin de sécurité énergétique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’état d’esprit actuel contraste avec l’enthousiasme suscité par l’ESG au lendemain de la pandémie de COVID-19, lorsque les prix du pétrole ont été ébranlés par une chute de la demande et que les grandes entreprises du secteur de l’énergie se sont tournées vers les investissements dans les énergies renouvelables.
Si BNP Paribas reste membre de la principale coalition climatique mondiale du secteur bancaire, plusieurs grandes banques américaines l’ont récemment quittée au grand dam de militants craignant que le secteur ne perde de sa détermination sur le sujet.
BNP Paribas s’est efforcé d’être un acteur en pointe dans l’alignement de ses activités sur les objectifs de l’Accord de Paris et a déclaré l’année dernière qu’il cesserait d’arranger des transactions obligataires dans le secteur du pétrole et du gaz.
A l’avenir, les activités de BFI de BNP Paribas devraient se concentrer sur quatre thèmes que sont l’adaptation au changement climatique, la transition écologique, la préservation de l’environnement et la résilience sociétale, a détaillé à Reuters Constance Chalchat.
La banque encouragera les opportunités d’investissement là où elle voit à la fois une croissance financière future et des contributions positives à la planète et à la société, a-t-elle dit.
Elle élargira également la définition de la durabilité pour englober les efforts visant à décarboniser les secteurs fortement émetteurs, tels que le ciment et l’acier.
Cela signifie qu’il faut augmenter les investissements dans des domaines tels que l’eau et l’agro-industrie tout en abandonnant les cadres d’exclusion génériques qui excluent des industries entières et risquent d’entraîner une sous-performance, a-t-elle expliqué.
« Nous pensons que ces mesures peuvent réellement générer des performances financières en plus de celles nécessaires à la résilience de la planète ».
(Rédigé par Virginia Furness ; version française Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

