Banques et matières premières en soutien en attendant la BCE
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse lundi et les Bourses européennes évoluent dans le vert à mi-séance, tirées par les compartiments des banques, des ressources de base et du luxe dans le sillage de la bonne tenue des places asiatiques en l’absence d’indicateurs économiques majeurs, dans un marché globalement calme en raison de la Pentecôte.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,81% pour le Dow Jones, de 0,94% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,28% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 prend 1,08% à 6.555,28 vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,98% . À Londres, le FTSE avance de 1,16% après quatre jours de fermeture liée aux célébrations du jubilé de platine de la reine Elizabeth II. La reprise de la séance à Londres est marquée par l’annonce d’une motion de défiance, prévue dans la soirée, à l’encontre du Premier ministre britannique Boris Johnson, fragilisé par le « Partygate ».
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,94%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,27% et le Stoxx 600 de 0,91%.
Les marchés d’actions, qui avaient souffert vendredi des craintes liées à l’inflation et aux taux d’intérêt après la publication du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis qui a amenuisé l’espoir de voir la Réserve fédérale (Fed) marquer une pause dans son resserrement monétaire, restent cependant fragiles.
Les investisseurs attendent jeudi la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et vendredi les statistiques des prix à la consommation aux Etats-Unis. Mardi, la banque centrale d’Australie tient sa réunion mensuelle et une hausse du coût du crédit de 25 points de base, à 0,60%, est attendue par les économistes interrogés par Reuters.
Aux Etats-Unis, les marchés anticipent des hausses de taux d’un demi-point ce mois-ci et en juillet et de près de 200 points d’ici la fin de l’année.
En zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a indiqué que son taux de dépôt reviendrait en territoire positif d’ici fin septembre et les marchés monétaires en zone euro tablent désormais sur une augmentation de 133 points de base des taux d’ici la fin de l’année.. Les analystes de Bank America prédisent un relèvement des taux de 50 points en juillet et en septembre.
Aucun indicateur majeur ne figure à l’agenda de lundi après la publication en Chine de l’indice PMI Caixin des services, qui montre une amélioration de 36,2 en avril à 41,4 en mai, la barre de 50 séparant croissance et contraction.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Apple, qui tient ce lundi sa traditionnelle conférence annuelle des développeurs, gagne 1,6% en avant-Bourse.
VALEURS EN EUROPE
En Europe, tous les autres grands secteurs de la cote évoluent dans le vert, l’énergie (+1,47%), les nouvelles technologies (+1,46%), les ressources de base (+1,15%) et la finance (+0,95%).
La tendance positive sur les matières premières et le luxe est liée aux nouvelles mesures d’assouplissement des restrictions sanitaires à Pékin et à Shanghaï, ce qui pourrait doper la demande chinoise.
Kering, LVMH, Richemont avancent de 0,80% à 1,30%, tandis que TotalEnergies, Eni et BP prennent de 1,21% à 2,22%.
La perspective d’un relèvement des taux soutient les banques dont l’indice gagne 1,52%. Société générale, BNP Paribas, Deutsche Bank et Unicredit s’adjugent de 1,78% à 2,78%.
Dans les autres secteurs, Just Eat Takeaway.com bondit de 13,37% après une information du Times selon laquelle le cofondateur de Grubhub, Matt Maloney, étudie un rachat de la filiale américaine du spécialiste néerlandais de la livraison de repas.
Le groupe britannique de défense BAE Systems, en hausse de 1,38%, est porté par un relèvement d’objectif de cours, tandis que la société d’investissement Melrose Industries gagne 3,2% à la faveur de l’annonce de la vente de sa division Ergotron pour 650 millions de dollars.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, qui a atteint vendredi un sommet de deux semaines à 2,986% après le rapport sur l’emploi, est stable lundi à 2,9534%. Celui à deux ans, le plus sensible à l’évolution des taux, s’affiche à 2,694%, au plus haut depuis le 18 mai.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, qui a grimpé vendredi en séance à 1,281%, au plus haut depuis 2014, est également pratiquement inchangé à 1,267%.
CHANGES
La perspective d’un relèvement imminent des taux de la BCE soutient l’euro qui s’est stabilisé au-dessus de 1,07 dollar, bien loin de son creux récent à 1,0348. La monnaie unique européenne gagne lundi 0,07% à 1,0727 dollar et a atteint un sommet de sept ans contre le yen à 140,35 après avoir bondi de 2,9 % la semaine dernière.
Le dollar, également soutenu par des anticipations de hausses de taux, recule de 0,14% face à un panier de devises de référence après avoir progressé de 0,4% la semaine dernière. Le billet vert a cependant inscrit un plus haut d’un mois contre le yen à 130,99 et s’est rapproché un peu plus de son pic de 20 ans touché à 131,34 le mois dernier.
PÉTROLE
Les cours pétroliers, qui évoluaient en nette hausse en début de séance, toujours à la faveur des craintes sur l’offre, sont désormais stables.
Le baril de Brent prend 0,03% à 119,74 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,01% à 118,87 dollars.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 6 JUIN
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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