Baisse en vue en Europe après la Fed et avant plusieurs indicateurs
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse jeudi à l’ouverture après trois séances consécutives dans le vert, la prudence étant susceptible de l’emporter après le compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et avant la publication de plusieurs indicateurs économiques en Europe et aux Etats-Unis.
Les contrats à terme sur indices suggèrent un recul de 0,34% pour le CAC 40 à Paris, de 0,23% pour le Dax à Francfort, de 0,18% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,30% pour l’EuroStoxx 50.
Les marchés boursiers européens, qui ont profité mercredi du redressement des indices PMI d’activité en zone euro pour le mois de décembre et du ralentissement de l’inflation en Allemagne et en France, attendent désormais de connaître l’évolution des prix à la production en novembre dans le bloc monétaire, statistique prévue à 10h00 GMT. Le consensus Reuters prévoit une nouvelle baisse en rythme mensuel en novembre (-0,9%) et une décélération sur un an (+27,5%).
Les indices mensuels des services en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont également à l’agenda, tandis que l’enquête ADP sur l’emploi américain, prévue à 13h15 GMT, devrait fournir aux investisseurs un premier élément sur le marché du travail en décembre aux Etats-Unis avant le rapport officiel prévu vendredi sur les créations de postes, les salaires et le taux de chômage.
Le compte rendu de la dernière réunion de la Fed, publié mercredi, a montré que les membres du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (FOMC) étaient convenus à l’unanimité que l’institution devait ralentir le rythme de ses fortes hausses de taux d’intérêt de manière à réduire les risques pour l’économie.
Les « minutes » de cette réunion soulignent cependant la « nécessité de garder de la flexibilité et des options » sur les taux, ce qui suggère que la Fed pourrait renouer avec des hausses de taux de 25 points de base dès sa réunion du 31 janvier-1er février, mais également conserver la possibilité d’un pic de taux plus élevé que prévu si l’inflation persiste, expliquent les analystes.
Les membres du FOMC de la Fed ont en outre noté qu’un « assouplissement injustifié des conditions financières » compliquerait les efforts visant à rétablir la stabilité des prix. Pour Vishnu Varathan, responsable économique chez Mizuho Bank, il s’agit « d’un avertissement au marché, qu’être trop optimiste peut ironiquement se retourner contre lui », la Fed étant susceptible de resserrer davantage sa politique si les anticipations de baisse de taux assouplissent les conditions financières.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi, à l’issue d’une séance en dents de scie, après la publication des « minutes » de la Fed.
L’indice Dow Jones a gagné 0,40%, ou 133,40 points, à 33.269,77 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 28,83 points, soit 0,75%, à 3.852,97 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 71,78 points (0,69%) à 10.458,76 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a fini sur un gain 0,4% à 25.820,8 points, rebondissant après un creux de trois mois. Le Topix, plus large, a grignoté 0,04% à 1.868,9 points.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai prend 1,01% et le CSI 300 1,94%, malgré la statistique de l’activité dans le secteur chinois des service faisant état d’une contraction en décembre en raison de la pandémie de COVID-19, l’indice PMI calculé par Caixin s’établissant à 48,0 contre 46,7 en novembre.
L’espoir d’un redressement de l’économie chinoise à la suite de l’abandon de la politique « zéro COVID » continue de l’emporter aux yeux des investisseurs: « La réouverture de la Chine a un impact important (…) dans le monde entier », souligne Joanne Goh, stratège investissement chez DBS Bank. Selon elle, cette décision stimule non seulement le tourisme et la consommation mais peut également atténuer certaines des difficultés de la chaîne d’approvisionnement observées en 2022.
TAUX
Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans est quasiment stable jeudi, à 3,70%, après avoir perdu la veille plus de huit points de base à la suite de la publication des « minutes » de la Fed.
Le rendement du Bund allemand à dix ans est également pratiquement inchangé à 2,28%, après avoir reflué mercredi d’environ dix points de base.
CHANGES
Le dollar en baisse dans les premiers échanges en Asie, est désormais stable face à un panier de devises de référence.
La monnaie japonaise, en hausse de 0,21%, se traite à 132,34 yens pour un dollar, profitant des spéculations sur un abandon cette année de la politique ultra-accommodante de la Banque du Japon (BoJ).
L’euro s’affiche à 1,0607 dollar (+0,08%).
PÉTROLE
Les cours pétroliers, soutenus par un reflux du dollar, rebondissent après deux sessions consécutives dans le rouge, mais les inquiétudes sur la demande limitent les gains.
Le Brent prend 0,96% à 78,59 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 1,1% à 73,64 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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