Attentisme en vue à Wall Street, l’Europe recule après les PMI
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse lundi, tandis que les Bourses européennes reculent modérément à mi-séance dans un contexte globalement d’attentisme sur les marchés, plusieurs grandes banques centrales devant rendre cette semaine leur décision respective de politique monétaire. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,18% pour le Dow Jones, de 0,22% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,35% pour le Nasdaq. À Paris, vers 13h00 GMT, le CAC 40 fléchit de 0,95% à 7.339,37 points, davantage en retrait des autres places européennes alors que l’agence de notation Moody’s a abaissé la note de crédit de la France, tandis que le nouveau Premier ministre, François Bayrou, a entamé des consultations avec les représentants des groupes parlementaires.
À Francfort, le Dax recule de 0,32% alors que le chancelier allemand Olaf Scholz sollicite un vote de confiance du Bundestag. A Londres, le FTSE abandonne 0,29%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,22% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,55%. Le Stoxx 600 abandonne 0,36%, s’acheminant vers une troisième séance dans le rouge. Il est plombé par les valeurs de l’alimentation et des boissons (-1,04%) et de l’automobile (-2,90%), tandis que le secteur défensif de la santé (+0,42%) offre un peu de soutien.
Les investisseurs ont le regard surtout tourné vers les banques centrales afin de déterminer la trajectoire des taux d’intérêt.
La Réserve fédérale américaine (Fed) se réunit mardi pour deux jours, tandis que les décisions de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE), de la Banque de Norvège et de la Banque du Japon (BoJ) sont attendues jeudi.
« L’attention principale sera portée sur la Fed, dont on s’attend globalemlent à ce qu’elle réduise ses taux de 25 points de base, mais nous pensons qu’elle atténuera ses perspectives de baisse des taux à venir », écrivent les analystes de SEB.
En zone euro, Luis de Guindos, le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré lundi que l’institution de Francfort était convaincue que l’inflation convergerait vers l’objectif de 2% en 2025. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a dit pour sa part que de nouvelles baisses de taux étaient possibles si l’inflation continuait de ralentir.
Dans les indicateurs du jour, le déclin de l’activité du secteur privé en zone euro s’est atténué en décembre, le secteur des services ayant renoué avec la croissance, montre l’enquête PMI de S&P Global. Le secteur manufacturier en revanche continue de souffrir.
Les indices PMI de l’activité manufacturière aux Etats-Unis seront publiés à 13h45 GMT et devraient montrer une économie plus vigoureuse, contrairement à la situation en Europe.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Tesla prend 1% en avant-Bourse. Wedbush estime que la capitalisation boursière du constructeur automobile va atteindre 2.000 milliards de dollars à la fin de 2025.
Microstrategy avance de 6,1% en avant-Bourse alors que le groupe s’apprête à intégrer l’indice Nasdaq 100 aux côtés de Palantir et Axon Enterprise qui progressent respectivement de 1% et 3,1%.
VALEURS EN EUROPE
Le groupe français Vivendi (+35%) a acté lundi son démantèlement et la cotation de ses différentes entités sur différentes places boursières: Canal+, son actif phare, chute de 20% sur le London Stock Exchange, Havas prend 1,34% à Amsterdam et Louis Hachette bondit de 26,78% à Paris.
Entain chute de 6,6%. Une filiale du groupe fait l’objet d’une action en justice de l’organisme australien de surveillance de la criminalité financière pour des allégations de violations des lois contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Novo Nordisk cède 6,50% après l’annonce par le fabricant danois de médicaments d’un investissement de 8,5 milliards de couronnes (1,14 milliard d’euros) dans une nouvelle usine à Odense, au Danemark, pour la production de médicaments contre les maladies rares.
TAUX L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT à dix ans monte lundi à près de 80 points de base après la dégradation de la note souveraine française par Moody’s.
Le rendement du Bund allemand à dix ans s’affiche, à 2,234%, en repli de 1,3 point de base, tandis que son équivalent français est stable, à 3,03%.
CHANGES Le dollar oscille lundi autour de 107 points, à près d’un pic de trois semaines par rapport à un panier de devises de référence, à l’approche des réunions des banques centrales.
L’euro recule de 0,04%, à 1,0498 dollar, après avoir baissé à 1,0453 dollar en fin de semaine dernière, son plus bas niveau depuis le 26 novembre.
La livre sterling prend 0,27%, à 1,2652 dollar.
Le bitcoin a dépassé les 105.000 dollars pour la première fois, porté par les signes indiquant que le président élu américain, Donald Trump, va mettre en oeuvre ses promesses sur la monnaie numérique.
PÉTROLE
Le marché pétrolier baisse lundi après la publication de la statistique mensuelle des ventes au détail en Chine ressortie plus bas que prévu.
Le Brent recule de 0,74% à 73,96 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,93% à 70,63 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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