Allemagne: L’inflation, plus forte qu’attendu, plaide pour la hausse des taux
BERLIN (Reuters) – L’inflation en Allemagne, tirée par la hausse continue des prix de l’énergie et de l’alimentation, a atteint en mai son plus haut niveau depuis près d’un demi-siècle, une accélération qui plaide en faveur d’une hausse d’un demi-point du principal taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) en juillet.
L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes IPCH a augmenté de 8,7% sur un an en mai, contre +7,8% en avril, selon la première estimation de Destatis, l’office fédéral de la statistique. Ce chiffre est nettement supérieur aux attentes puisque la médiane des estimations du consensus Reuters le donnait à 8,0%.
Il faut remonter à l’hiver 1973-1974, la période du premier choc pétrolier, pour retrouver un niveau d’inflation comparable, précise Destatis.
Les prix ont fortement augmenté dans toute l’Europe depuis un an, d’abord en raison des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement après la crise du COVID-19 puis à cause de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie, ce qui fait craindre une période prolongée d’inflation forte après une décennie de hausse très faible.
La réaction de la BCE à cette évolution a été relativement tardive par rapport à celles d’autres grandes banques centrales mais ses dirigeants affichent désormais clairement leur volonté de remonter les taux pour éviter un ancrage durable des anticipations d’inflation.
Le débat porte donc désormais sur l’ampleur des hausses de taux nécessaires dans les mois à venir.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, et l’économiste en chef de l’institution, Philip Lane, ont plaidé récemment pour des hausses d’un quart de point en juillet puis en septembre du taux de dépôt, actuellement fixé à -0,5%. Mais certains experts estiment toujours qu’une hausse d’un demi-point en juillet est possible.
« La BCE a clairement dépassé le stade du débat sur la nécessité et même le calendrier de la hausse des taux », explique Carsten Brzeski, économiste d’ING. « Le seul débat semble porter sur l’opportunité de commencer en juillet par une hausse de 25 points de base ou de 50 points de base. »
« Si l’inflation de base dans la zone euro continue de s’accélérer en mai et juin, Lane et Lagarde pourraient regretter leur nouvelle prise de position », ajoute-t-il.
La majorité des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE semble pour l’instant pencher en faveur d’une hausse d’un quart de point en juillet mais les dirigeants des banques centrales d’Autriche, de Lettonie et des Pays-Bas jugent encore que l’hypothèse d’une hausse d’un demi-point doit rester sur la table.
Le risque le plus important aux yeux des responsables de la politique monétaire est celui d’une répercussion sur les consommateurs des hausses de prix subies par les entreprises. Une telle tendance transformerait en effet une poussée inflationniste initialement considérée comme temporaire en phénomène durable et généralisé susceptible d’enclencher une spirale prix/salaires difficile à enrayer.
« Il est peu probable que les tensions sous-jacentes sur les prix diminuent dans un avenir proche », avertit Marco Wagner, économiste de Commerzbank. « Les entreprises répercutent de plus en plus sur leurs clients la hausse soutenue des coûts de l’énergie et des produits intermédiaires. »
Les prix de l’énergie en Allemagne ont augmenté de 38,3% en un an et ceux des produits alimentaires de 11,1%, montre le détail des statistiques publiées lundi.
(Reportage Miranda Murray, Rene Wagner et Balazs Koranyi, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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