Allemagne: L’économie pourrait à nouveau se contracter au T3
FRANCFORT (Reuters) – L’économie allemande pourrait se contracter à nouveau au cours du trimestre actuel, plombée par les difficultés de l’industrie, le ralentissement de l’investissement et une consommation privée modérée, a déclaré jeudi la Bundesbank dans un rapport mensuel.
La plus grande économie de la zone euro s’est contractée au cours de deux des trois derniers trimestres, ce qui pèse sur l’ensemble de la région, le vaste secteur industriel allemand étant confronté à la faiblesse de la demande d’exportations et aux coûts élevés de l’énergie.
« L’économie stagnera ou déclinera à nouveau au troisième trimestre », a déclaré la banque centrale allemande. « Toutefois, il ne faut pas s’attendre pour l’instant à une récession au sens d’une baisse significative, généralisée et durable de la production économique », a-t-elle ajouté.
Selon la Bundesbank, la consommation privée devrait rester prudente pour le moment, malgré la hausse des salaires réels et l’épargne solide des ménages, ce qui inquiète les économistes.
Cette amélioration du pouvoir d’achat devrait se refléter dans la consommation privée mais la Bundesbank s’attend à ce que les consommateurs continuent à freiner leurs dépenses.
Les perspectives de la production industrielle devraient également s’affaiblir ce trimestre en raison de la détérioration des plans de production à court terme et des prévisions d’exportation, malgré quelques signes de reprise des nouvelles commandes en provenance de l’étranger.
Le marché du travail continuera toutefois à jouer un rôle de tampon pour l’économie car l’emploi global reste élevé, les salaires augmentent et les perspectives sont stables.
La Bundesbank y perçoit néanmoins des signes inquiétants, l’absence de reprise économique freinant les plans d’embauche dans certains secteurs, tandis que dans l’industrie manufacturière, davantage de licenciements sont évités grâce à un recours accru à la réduction du temps de travail.
(Reportage Balazs Koranyi, version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



