Airbus met fin aux discussions avec Atos sur une participation dans Evidian
PARIS (Reuters) – Airbus a décidé de mettre fin à son projet de prise de participation de 29,9% dans la future branche d’activités digitales et de cybersécurité d’Atos, infligeant un revers supplémentaire au groupe de services informatiques en difficulté.
Atos et Airbus avaient annoncé le 16 février être entrés en discussions non exclusives en vue de conclure un accord technologique de long terme, qui aurait permis à l’avionneur européen de prendre une participation minoritaire dans Evidian, la future entité qui regroupera les actifs les plus convoités d’Atos tels que la division cybersécurité BDS et les superordinateurs.
« Après un examen approfondi, Airbus est parvenu à la conclusion que l’acquisition potentielle d’une participation minoritaire de 29,9% dans Evidian ne répond pas aux objectifs de la société dans le contexte et la structure actuels », a déclaré mercredi le groupe dans un communiqué.
Selon une source proche des discussions, Airbus a estimé que les conditions financières pour la participation initialement envisagée n’avaient pas été remplies.
Une autre source avait indiqué précédemment à Reuters qu’Atos évaluait Evidian à environ sept milliards d’euros, y compris une dette de trois milliards d’euros. A ce niveau de valorisation, une participation de 29,9% dans Evidian aurait donc coûté 1,2 milliard d’euros.
Atos et Airbus ont toutefois précisé que leurs discussions se poursuivaient concernant un éventuel accord de partenariat de long terme.
« Atos confirme que le groupe explorera d’autres options avec Airbus et continuera à travailler sur le partenariat stratégique et technologique à long terme entre Airbus et Atos (…) dans la perspective de soumettre ces options à l’examen de son conseil d’administration », a dit le groupe dans un bref communiqué séparé.
A la Bourse de Paris, l’action Atos chutait de 16,75% à 10,71 euros à 14h34 GMT, accusant la plus forte baisse du SBF 120, en hausse de 1,43% au même moment.
De son côté, Airbus gagnait 1,58% à 120,60 euros, l’action ayant accru ses gains après l’annonce dans la matinée de la fin des discussions.
Atos, dont la capitalisation boursière n’est plus que de 1,18 milliard d’euros, a touché un plus bas historique en Bourse en septembre dernier, conséquence d’une période trouble marquée par une crise de gouvernance et de lourdes pertes.
Une prise de participation d’Airbus dans Evidian aurait permis à Atos d’obtenir un investissement crucial alors qu’il s’efforce de mener à bien son projet de scission.
« Tout investissement potentiel (d’Airbus ou autre) aurait constitué un grand soulagement pour l’action, car il aurait atténué les problèmes de consommation de trésorerie à court terme », a commenté Chandramouli Sriraman, analyste de Stifel.
En septembre, Atos a rejeté une offre de rachat d’Evidian pour une valeur d’entreprise de 4,2 milliards d’euros émanant du groupe français Onepoint.
Réagissant au retrait du projet de participation d’Airbus dans Evidian, le président de Onepoint, David Layani, a fait savoir mercredi que ses équipes « étudieront toutes les possibilités de rapprochement, dans le cadre d’une acquisition d’Evidian, pour apporter une solution française ».
Un temps pressenti comme un éventuel repreneur, Thales a pour sa part indiqué en janvier ne pas être intéressé par une prise de participation dans Evidian.
Atos, formé en partie par une série d’acquisitions réalisées sous la direction de son ancien PDG, Thierry Breton, ancien ministre français des Finances et aujourd’hui commissaire européen pour le Marché intérieur, a des liens étroits avec le monde de la sécurité en France. L’État a le dernier mot sur les partenariats.
Un porte-parole du ministère des Finances n’a pas souhaité faire de commentaire.
(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse et Blandine Hénault, avec la contribution de Tim Hepher, Leigh Thomas et Lina Golovnya, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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