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A Charlie Hebdo, la fin de l’insouciance, la reprise du flambeau

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L’attentat du 7 janvier 2015 aurait pu anéantir Charlie Hebdo comme les 12 personnes assassinées ce jour-là : cinq ans après, il n’en est rien, grâce à la flamme entretenue par des anciens et une nouvelle génération assoiffée, comme ses aînés, de liberté de rire, d’écrire et de dessiner.

Dans les locaux sécurisés sans fenêtres à l’adresse gardée secrète, une quarantaine de personnes participent chaque mercredi à la conférence de rédaction qui fera naître l’hebdomadaire vendu trois euros en kiosque à 25.000 personnes en moyenne, en plus des 30.000 abonnés – environ le double par rapport à la période précédant les attentats.

Dans une rédaction où les débats sont souvent animés, tout le monde a été d’accord pour republier, en prélude au procès, les caricatures de Mahomet dans le numéro du 2 septembre, tiré à plus de 200.000 exemplaires.

Parmi les signatures anciennes figurent celles de Riss, qui dirige aujourd’hui l’hebdomadaire, de la dessinatrice Coco et de Philippe Lançon, gravement blessé le 7 janvier. Antonio Fischetti fait partie de cette génération. Épargné par la fusillade – il se trouvait ce matin-là à un enterrement -, il a vu le journal satirique français devenir, bien malgré lui, un symbole universel de la liberté d’expression et du prix à payer pour cela.

« Quand je suis entré à Charlie à la fin des années 1990, c’était une bande de potes qui déconnait, qui s’amusait, qui rigolait. Il y avait quelques procès généralement intentés par des associations catholiques intégristes, ça n’allait pas très loin », se souvient le reporter de 59 ans. « Puis il y eu les menaces, les cocktails Molotov, et les attentats du 7 janvier. Maintenant on n’est plus du tout dans cette ère de l’insouciance, on l’a définitivement perdue, c’est sûr ; il faut essayer de rebondir d’une autre façon. »

Continuer à Charlie ne relève à ses yeux « pas du courage mais d’une évidence », en souvenir de « ceux qui sont morts » mais aussi pour « faire vivre ce combat de la République, la démocratie, la liberté de la presse ».

Après le drame, la rédaction s’est morcelée, engendrant des départs mais aussi l’émergence de nouvelles signatures comme Laure Daussy, qui a publié ses premiers articles début 2015.

« La première fois que j’ai vu mon nom dans le journal j’étais fière, c’était pour moi une façon de dire que ceux qui ont voulu détruire Charlie n’y arriveront pas », dit la journaliste trentenaire, qui écrit notamment sur des sujets comme la laïcité et le féminisme. « Ce qui s’est passé, on se dit parfois que c’est quelque chose d’énorme au-dessus de nous, ça nous dépasse un peu. »

« UN DÉSIR INASSOUVI DE LIBERTÉ »

Arrivé lui aussi peu après l’attentat, le dessinateur Pierrick Juin succède à de grands noms comme Cabu, Charb, Tignous, Honoré et Wolinski, tombés le 7 janvier.

« On se dit qu’ils ont mis la barre très haut et qu’on ne voudrait pas les décevoir, qu’il faut faire aussi bien qu’eux si ce n’est mieux », dit l’ancien étudiant des Beaux-Arts de 33 ans.

« Il y avait chez eux un désir inassouvi de liberté et c’est cela que je voulais toucher du doigt en rejoignant ce journal » ajoute le jeune homme aujourd’hui actionnaire de Charlie, qui signe de son seul nom, « Juin », des caricatures osées dont plusieurs ont fait la « une ».

Cinq ans après les attentats, des journalistes continuent d’être protégés, tout comme les locaux de la rédaction, ce qui lui coûte environ un million d’euros par an.

« On dit ‘bonjour’ aux flics quand on arrive le matin, ce n’est pas normal d’être ainsi menacés et de devoir travailler avec cette protection », souligne Laure Daussy. « Des fois j’aimerais bien regarder par la fenêtre, voir des arbres. Mais ce qu’il faut c’est travailler en ayant le sentiment d’être en sécurité, et là c’est le cas », dit Pierrick Juin.

Sur le terrain aussi, la tornade mondiale de 2015 a des conséquences sur le travail des journalistes, à l’heure où des dizaines de milliers de personnes ont, par exemple, manifesté vendredi au Pakistan contre la « une » du 2 septembre, appelant au boycott des produits français.

Antonio Fischetti se voit difficilement retourner en reportage en Palestine ou en Iran.

« Ce serait évidemment difficile voire impossible aujourd’hui ou alors il faudrait cacher cette étiquette Charlie. On peut plus difficilement aller ouvertement dans certaines banlieues, certains endroits en France », reconnaît-il. « C’est délicat d’aller en reportage avec des dessinateurs protégés par des officiers de sécurité. »

Malgré les déchirements, ceux qui ont quitté le journal restent attachés à ce qu’il représente, à l’image de la journaliste franco-marocaine Zineb El Rhazoui.

« Aujourd’hui je suis triste d’ouvrir Charlie et de voir que je ne le reconnais plus. Toutefois il y a des nouvelles recrues dont j’ai suivi les articles et les enquêtes avec beaucoup d’intérêt », dit-elle. « J’ai quitté Charlie mais je suis toujours Charlie et je le serai toujours. »

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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