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QUAND LA RELIGION SE FAIT TENDANCE (2/3)

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Dieu serait-il de tous les défilés ? En tout cas, du christianisme à l’islam, codes et décorum religieux se faufilent jusqu’à la haute couture… Mais de la robe de bure au hijab, les références à la religion ne sont-elles que de la pure provoc pour ces génies du style, ou les grands couturiers désirent-ils simplement broder sur la réalité du monde spirituel?
«Les religions en haute couture? On n’en est parti sorti!» s’amuse le journaliste de mode documentariste parisien Loïc Prigent. Ex-chouchou de Karl Lagerfeld – qui lui a accordé nombre d’entretiens filmés que prisent tous les «modeux» qui se respectent – il en aurait d’ailleurs presque marre, de ces références au sacré dans la mode. «Il y a tellement de choses à piocher partout, d’influences à s’approprier», s’insurge-t-il doucement avant d’assurer que la tentation religieuse a de tout temps traversé la haute couture. «Les grands directeurs artistiques de maisons de couture ont toujours flirté avec l’irrationnel et le surnaturel, avec l’idée de transcender le vêtement.» Et d’ajouter que «ces génies», au moment d’être touchés par l’inspiration, «se disent bien souvent connectés à quelque chose qui les dépasse, et qui leur dictent des images».

«En janvier dernier, la collection Fendi, imaginée par Kim Jones, utilisait encore le décorum catholique romain, avec des reproductions de dentelles très clairement inspirées des robes de clergé du Vatican, en jaccard», se souvient-il. «Le plus intéressant, c’était les chaussures. Vingt centimètres de talons au moins!», comme pour rapprocher du ciel des mannequins à qui Kim Jones aurait demandé de se sentir tels des «créatures célestes». Rien que ça.

Cela ferait donc bien longtemps que les habits liturgiques entêtent les designers de mode. Pour Dominique Vidoz, qui enseigne le stylisme et le modélisme à l’École Dubois de Lausanne, Coco Chanel, qui lance sa petite robe noire en 1926, était elle aussi un peu habitée: «Orpheline à 12 ans, Gabrielle Chanel a grandi dans un couvent et a appris à coudre avec les sœurs, dont les robes noires lui auraient inspiré son célèbre vêtement». «Coco» serait même allée jusqu’à piquer aux vitraux de l’Abbaye d’Aubazine, en Corrèze, les «C» entrelacés qui feront son célèbre logo.

Lagerfeld se prend une veste

La référence religieuse peut toutefois conduire à l’irrévérence. Ayant repris la direction artistique de la maison Chanel depuis 1983, Karl Lagerfeld, en 1994, est celui par qui le scandale arrive. En faisant défiler Claudia Schiffer dans une robe dont le bustier est brodé de versets du Coran, le couturier allemand choque une partie de l’opinion publique. «L’affaire va tellement loin que Lagerfeld retire ce modèle de sa collection, allant jusqu’à le détruire», se souvient Dominique Vidoz, ajoutant que «pour les autorités musulmanes de France, cela ne passe pas». Un jeu pour le moins dangereux avec les codes que Luka Maurer, créateur de la marque Garnison à Porrentruy, observe avec précaution: «Il résulte souvent de ce genre de références religieuses trop littérales une provoc finalement assez pauvre.»

Pour le créateur jurassien, passé par la Haute École d’art et de design de Genève, «la radicalité est moins intéressante que la nuance». Pour l’artiste, le religieux doit s’insinuer plus subtilement dans le vêtement, comme en sous-texte. En témoigne sa dernière collection, marquée par l’œuvre du peintre Gaspard David Friedrich. Dans les œuvres de ce romantique allemand, le ciel et la terre se confondent. Une nature unique et totale dans laquelle Luka Maurer perçoit son propre rapport à Dieu.

Mais le seul habit ne fait pas le religieux, dans la haute couture. Pour Luka Maurer, «les défilés ont quelque chose de sacral, le catwalk pouvant rappeler la file de fidèles attendant de recevoir l’hostie». Chez Balenciaga, d’ailleurs, «tous les défilés ont lieu le dimanche matin», décrit Loïc Prigent. Un hommage au fondateur de la prestigieuse maison, le couturier Cristobal Balenciaga, disparu en 1972, et «qui était connu pour aller tous les jours à la messe».

Les hijabs font recette

Le journaliste parisien met toutefois en garde sur l’abondance de références chrétiennes, dans un marché qui a considérablement changé ces dernières années: «La clientèle issue du Moyen-Orient est désormais non-négligeable, et n’a pas forcément envie d’arborer sur ses vêtements cet univers-là», renseigne Loïc Prigent. À l’inverse, beaucoup de créateurs se sont désormais saisis du vestiaire islamique. Mais quand Dolce & Gabbana lance une collection de hijabs et de abayas (robe islamique portée au-dessus des vêtements, ndlr) en 2016, la griffe italienne provoque elle aussi l’ire de l’opinion publique. La philosophe et féministe française Elisabeth Badinter allant jusqu’à en proposer le boycott, alarmée par le risque communautariste vers lequel le voile, selon elle, pourrait mener la France.

Selon Yannick Aellen, fondateur du réseau zurichois Mode Suisse, qui a notamment travaillé avec Lady Gaga sur le lancement de son parfum en 2012, «il y a évidemment, pour ces grandes maisons de couture, un certain opportunisme commercial à produire des burqas ou des voiles, mais cela est compréhensible et légitime». Et d’ajouter que, «au-delà de de la dimension religieuse, la présence indiscutable dans l’espace public de ces tenues portées par des femmes musulmanes peut donner envie d’en revisiter la forme et les drapés».

Du côté de l’École Dubois, où Dominique Vidoz forme peut-être les grands couturiers de demain, «l’affirmation de l’appartenance religieuse est de plus en plus une réalité au sein des volées d’étudiants». Confiant voir cette tendance s’affirmer chez ses élèves, l’enseignante déclare y voir «une saine revendication identitaire: l’envie artistique qui semble mouvoir ces jeunes est celle de jouer carte sur tables, de ne pas se cacher et, à terme, de pouvoir mettre toutes les religions sur le même plan».

Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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