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Le Journal Chrétien

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QUAND DIEU EST DU VOYAGE (2/3)

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Ils sont de plus en plus nombreux à tenter la retraite spirituelle pour contrer les maux d’une société en constante accélération. Mais croyants ou non, sommes-nous tous faits pour un tel pas de côté? Retour d’expériences.

En fond d’écran de son smartphone, Pierre Maudet a choisi une photo de l’abbaye de Sénanque, perdue dans la lavande en fleur. Un souvenir du printemps 2019, période à laquelle celui qui était encore conseiller d’État genevois, est parti une semaine en retraite. Ce choix ne s’inscrit pourtant pas dans une démarche de foi. Ce protestant peu pratiquant suit le conseil de son entourage: s’extraire du «fracas médiatique» qu’il traverse. C’est donc seul qu’il se rend en Provence dans le monastère cistercien totalement coupé des réseaux de téléphonie mobile. Il y vit au rythme des sept offices quotidiens qui commencent à 4h15. Une occasion de prendre enfin du temps pour lui et même de rouvrir la Bible: «J’ai notamment relu l’Évangile de Marc: les questions de pouvoir, l’autorité de Jésus, sa relation à ses disciples, ont nourri mon introspection.» Un vrai retour aux sources et une vraie respiration qui lui permettent, en rentrant, de «ralentir le rythme».

Un récit qui ne fait pas figure d’exception. Halte privilégiée sur l’autoroute du surmenage, la retraite spirituelle gagne du terrain chez les personnes exprimant le besoin de se ressourcer. Pour autant, sommes-nous tous prêts à tenter l’expérience?

«Ma première retraite, c’était l’angoisse. Je n’étais pas préparée à vivre le silence, c’était pesant. J’avais 22 ans et je m’attendais à une expérience mystique», se remémore Geneviève Spring, accompagnante spirituelle au Chuv. Mais ça ne l’a pas refroidie. «Aujourd’hui, la retraite est un besoin. Elle me permet d’être pleinement moi-même. Je peux faire un travail de relecture de mon vécu, impliquant l’émotion et le corps», détaille-t-elle.

A l’épreuve des mots

Si le silence est d’or pour les retraitants, il n’empêche qu’il demande à être apprivoisé. «Je traversais une période difficile. Je me suis inscrite à une retraite à Versailles (F), sans même me rendre compte qu’elle se déroulait en silence. Je n’avais qu’une envie: partir. Mais j’étais trop loin de chez moi. Je suis restée et j’ai bien fait», partage Anne Schneider. Aujourd’hui, elle affiche une vingtaine de retraites au compteur et une dizaine en tant qu’accompagnante, à Granchamp (NE). Une reconquête intérieure qui coûte: «Il faut être capable d’introspection autant que de se confronter à ses zones d’ombre», poursuit-elle.

Pour d’autres, le chemin est moins sinueux. «La retraite s’inscrit dans une démarche de foi qui date de mon enfance. Comme on met de l’essence dans sa voiture, la retraite et la méditation me permettent de faire le plein d’intériorité pour continuer ma route», illustre l’enseignant spécialisé Jean-Marc Ischer.

Le besoin de distance

«Les gens ont terriblement besoin de vivre des retraites. Avec la pandémie, le travail a envahi le lieu d’habitation. Ils ont besoin d’espaces où se déconnecter, se recentrer, où partager leurs doutes autant que leurs espérances», commente le pasteur vaudois Alain Monnard résident de Crêt-Bérard (VD), lieu de retraites destinées aux croyants mais pas seulement.

Force est de constater que la demande est là. «Je faisais face à un trop plein dans mon quotidien. Je ressentais le besoin de prendre du temps pour moi, me retirer et vivre ma spiritualité pleinement», explique la Vaudoise Marie-Claire Chavan. Crêt-Bérard, Vaumarcus (NE), le monastère de Bose (I): à chaque fois, le silence lui permet d’être plus à l’écoute de ses ressentis et des textes bibliques.

«L’expérience de la méditation de pleine conscience en lien avec la foi chrétienne permet de s’approcher des textes sacrés en se mettant à l’écoute du corps et du cœur plutôt que de l’intellect. Le silence est habité», observe Lia Antico, chercheuse en neurosciences et enseignante catholique de méditation pleine présence. Et l’essayer, pour beaucoup, c’est l’adopter. «Il y a trois types de participants: des chrétiens engagés, des nouveaux chercheurs en quête de sens et des adeptes de méditation séculière.»

Ascétisme démocratisé

«L’ascétisme est un mode d’accès au sacré qui s’est démocratisé. Il séduit les personnes en quête d’une reconnexion avec elles-mêmes et/ou la nature», confirme François Gauthier, sociologue des religions à l’Université de Fribourg. Et pour cause: la religiosité contemporaine rime moins avec «l’idée d’une vérité qu’avec une quête de sens qui passe par l’expérience». En cela, nos contemporains renouent avec des pratiques datant des premiers chrétiens, peu à peu délaissées par les institutions ecclésiales. À la différence près que «l’impératif du sens est aujourd’hui tourné vers l’individu et non plus vers la communauté».

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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