La souffrance des chrétiens en Ukraine
De nombreux chrétiens ukrainiens ont tout perdu à cause de la guerre. Le pasteur Elisey estime que les Ukrainiens ont plus que jamais besoin de Dieu.
La révolution ukrainienne de février 2014 a plongé la communauté chrétienne dans la misère. Le pasteur Elisey, qui dirigeait une église dans l’est de l’Ukraine avant la guerre, a dû fuir les séparatistes et s’est installés dans l’ouest du pays, où il enseigne dans une école biblique. Il a pu y construire une nouvelle église parmi les réfugiés. Les fournitures de secours et les paquets en provenance de Suisse fournissent une précieuse aide et redonnent l’espoir. L’hebdomadaire Idea a interviewé cet homme d’Eglise.
Pasteur Elisey, comment est la situation en Ukraine aujourd’hui?
La situation ne s’est pas améliorée. Les difficultés financières sont encore pires. La guerre rend la situation politique incertaine, la monnaie ukrainienne a perdu beaucoup de valeur. Les prix des biens de consommation ont augmenté. Il y a trois ans, le taux de change du hryvnia au dollar était de 1 = 8. Maintenant il est à de 1 = 25. Les prix des maisons et de nombreux autres biens sont liés au dollar. Les salaires et les pensions n’ont pas augmenté. La corruption et la bureaucratie sont omniprésentes et les gens perdent espoir.
Y a-t-il toujours des combats à l’est?
La situation militaire est compliquée. Les limites du territoire occupé par les séparatistes prorusses n’ont pas changé. Les bombardements et les actions militaires ont diminué, mais il y a presque tous les jours des explosions et des morts. Juste avant ma venue en Suisse, j’ai appris qu’il y avait eu un gros bombardement dans ma ville natale de Pervomaïsk et des grenades lancées directement dans le centre-ville. La guerre est une activité très rentable pour certaines personnes, mais elle cause d’énormes souffrances à la population civile.
Comment va votre famille?
Dieu merci, nous allons bien. Nous sommes installés dans l’ouest de l’Ukraine où nous nous sentons chez nous et vivons la bénédiction de Dieu sur notre ministère. Il y a deux ans, nous avons fondé une nouvelle église pour aider les réfugiés de l’est de l’Ukraine. Nous sommes vraiment reconnaissants du soutien de l’AÉM, qui est pour nous une ressource importante. Nous apportons une aide humanitaire, distribuons des paquets de Noël, invitons les gens en petits groupes et leur parlons Jésus-Christ. Quelque soixante-dix personnes sont déjà venues à nos réunions et plusieurs ont été baptisées. Tout cela nous montre que Dieu veut que nous soyons là.
De quoi les gens ont-ils le plus besoin?
De Dieu! Mais ils n’ont pas besoin uniquement de mots, ils doivent voir et expérimenter ce qu’il fait et comment il le fait. C’est pour cela que les chrétiens et l’église existent. Les gens doivent ressentir et vivre l’amour de Dieu par ce que nous leur donnons et par la manière dont
nous les traitons. Dieu est le seul espoir. Nous devons faire le maximum pour que les gens apprennent à connaître Dieu.
Entretien: Christof Bauernfeind / Ideaschweiz.ch
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

