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Le pasteur Sentu Mir ouvre une école chrétienne pour musulmans

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Le pasteur bangladais Sentu Mir, qui a été gravement blessé par une balle dans la tête et par des coups de couteau, est revenu sur le lieu de son agression pour construire une église et une école chrétienne.

Malgré des menaces régulières, le pasteur Sentu Mir est revenu sur le lieu de son agression et y a construit une église avec le soutien de musulmans.

« Je crois que la souffrance est un « talent » que Dieu a confié à quelqu’un et qu’il l’aide à la supporter », déclare Sentu Mir, le pasteur d’un village situé au nord de Dacca, la capitale du Bangladesh. Lorsqu’on l’entend raconter sa vie au cours d’une conférence de pasteurs à Dacca, la chose devient claire : le pasteur Sentu Mir sait de quoi il parle et il peut témoigner qu’il est un miraculé ! « Je loue Dieu pour sa bonté et je le remercie de pouvoir raconter ici ce que j’ai vécu. »

Une école chrétienne pour musulmans

« Mes grands-parents étaient des musulmans et mes parents se sont convertis à la foi chrétienne », c’est ainsi que le pasteur Sentu Mir commence son récit. « J’ai grandi dans l’ouest du Bangladesh avec six sœurs et deux frères. » Après une courte formation de théologie, il part avec son épouse dans un village reculé où il n’y a aucun chrétien. Sentu Mir relate : « Je me déplaçais de village en village avec ma moto pour visiter les gens et nouer des amitiés. » Il y témoigne de sa foi, distribue des traités et prie avec des personnes.

Le pasteur Sentu Mir relate son parcours de vie lors d’une conférence de pasteurs

Après cinq années, il a la possibilité d’ouvrir une école. Cent vingt élèves la fréquentent, en majorité des musulmans et aussi quelques hindous. Plusieurs parents commencent à participer aux petits services religieux du pasteur Sentu Mir.

Il échappe à la mort

Le pasteur Sentu Mir est estimé et aimé de nombreuses personnes, mais d’autres observent ses activités avec méfiance. Parfois, les mosquées le critiquent par des messages hurlés dans les haut-parleurs. Il reçoit également des menaces téléphoniques. À Pâques 2003, un ami de Sentu Mir est tué non loin de son village pour avoir montré un film sur Jésus. Une année plus tard, c’est son tour : « Cela s’est passé la veille du Nouvel An. J’étais allé au marché faire des courses pour la fête. Peu avant d’arriver à la maison avec ma moto, j’ai été attaqué par trois extrémistes musulmans. Ils m’ont tiré une balle dans la tête et m’ont frappé avec de longs couteaux. »

Complètement défiguré (son visage est déformé par la balle, ses mâchoires cassées et huit dents en miettes), il souffre également de lésions du nerf auditif et du nerf optique ainsi que de graves blessures au bas du corps.

Soigné durant trois ans

« Mes amis m’ont amené à l’hôpital. Là-bas, je n’ai d’abord pas été admis quand ils ont appris que j’étais pasteur. Mais les parents musulmans de mes élèves ont fait pression sur les politiciens locaux et sur la police. » Après les premiers soins d’urgence, un ministre s’engage afin qu’il puisse être transféré dans un hôpital militaire à Dacca. Mais là-bas, Sentu Mir fait aussi l’objet de discriminations : « Tous savaient que j’étais chrétien et pasteur. Je n’ai reçu que des analgésiques, mais je n’ai pas été soigné. » Vu l’état critique de Sentu Mir, son supérieur le fait finalement transférer en Inde. Durant trois années, Sentu Mir est régulièrement opéré, en partie aussi en Thaïlande, où de la peau est prélevée sur ses jambes pour être greffée sur son visage.

Quand on regarde le pasteur Sentu Mir aujourd’hui, on voit encore les cicatrices de ses graves blessures ; mais son état est bon, son ouïe fonctionne à nouveau très bien, de nouvelles dents ont été implantées et il peut à nouveau voir, même si son acuité visuelle laisse encore à désirer.

Des musulmans financent une église

Qu’est-il advenu de sa famille durant ces trop longues années ? Son épouse, dès le début a voulu croire que son mari guérirait, comme il nous le relate lui-même. Elle a voulu à tout prix rester au village avec ses enfants, bien que la police lui ait recommandé de se réfugier en lieu sûr.

L’église du pasteur Sentu Mir

En 2007, le pasteur Sentu Mir a enfin pu rentrer dans sa famille. En 2014, il a même pu construire une église, grâce aux économies qu’il faisait depuis longtemps dans ce but. Dans la région, de nombreuses personnes ne savaient même pas ce qu’était une église. « À la fin, le gouvernement a même participé financièrement à la construction ; des musulmans et des hindous ont aussi fait des dons. » Quelques personnes ont bien essayé de l’en empêcher, mais il a même pu ériger une croix sur l’église.

« Ils m’aiment et je les aime. »

Le pasteur Sentu Mir n’a pas peur, même s’il est régulièrement suivi et observé par des musulmans radicaux quand il se rend au marché. Ceux qui participent aux services religieux restent aussi sous pression. Mais le pasteur Sentu Mir reste positif : « Même des musulmans vendent des livres chrétiens… et on a aussi prié pour ma guérison dans les mosquées : ils m’aiment et je les aime. » Aujourd’hui, trente à quarante personnes viennent aux services religieux. « Tant que Dieu me prête vie, je veux poursuivre. Je n’oublierai jamais comment Dieu m’a rétabli. »

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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