Le symbole de croix qui orne le drapeau suisse est une référence à la croix du Christ
Hissé haut le 1er août, jour de Fête nationale suisse, le symbole de croix qui orne notre drapeau n’a pas été choisi par hasard. Véritable signe de ralliement des soldats suisses dès le Moyen Âge, il est en réalité une référence à la croix du Christ.
De nos passeports au couteau suisse, notre chère croix fédérale, tracée en blanc sur fond rouge, est devenu un emblème qui dépasse le simple rappel de nos couleurs nationales. Mais si aujourd’hui les notions de qualité et de précision vont souvent de pair avec le symbole helvétique, ce dernier n’a pas toujours été brandi pour les mêmes raisons. D’abord portée en brassard sur les champs de bataille par les confédérés, et ce dès le Moyen Âge, la croix blanche était avant tout une référence claire à la croix christique. En effet, en Suisse, art de la guerre et religion chrétienne étaient alors intimement liés, les soldats ayant coutume de se placer sous la protection de Dieu avant de prendre les armes. On se servira d’ailleurs de la croix blanche avant même que soit adopté l’uniforme militaire.
Des saints et la sainte croix
«La première apparition de cette petite croix blanche remonte à la bataille de Laupen (BE), qui oppose les troupes de Louis IV de Bavière aux Bernois en 1339», relève Jürg Burlet, conservateur du Musée national suisse de Zurich. En effet, dans le compte-rendu que fait un moine bernois de ce fait d’armes, il est fait mention d’une «sainte croix» confectionnée en tissu blanc, et qu’arborent les soldats partis de Berne.
«Porter une croix, au Moyen Âge, c’est montrer que l’action ou la guerre que l’on est en train de mener est bénie par Dieu, car c’est par Lui que l’on obtient la victoire», explique François Walter, professeur honoraire à la faculté d’histoire de l’Université de Genève. «Si les soldats suisses se regroupent avant tout sous les drapeaux cantonaux, on se reconnaît entre contingents grâce à un brassard représentant une petite croix blanche sur fond rouge», explicite-t-il avant d’évoquer la dévotion à l’œuvre au sein des armées helvétiques: «Avant chaque bataille, les soldats se mettaient à genoux pour réciter une prière faisant référence à la souffrance de Jésus sur le chemin de la crucifixion, la Passion.»
Selon Jürg Burlet, «l’adoption d’un symbole de croix est également liée au culte des martyrs, ces guerriers romains morts pour leur foi». Parmi eux, on compte les soldats chrétiens Urs, Victor et Maurice, qui faisaient partie de la légion thébaine. Venu de Thébaïde (ancienne Égypte, ndlr), ce bataillon romain périra dans la région d’Agaune, où sera édifiée en 515 l’abbaye de Saint-Maurice (VS), en référence à leur meneur.
Arma christi
Avant la seule croix fédérale, les drapeaux des cantons sont eux aussi visités par des symboles chrétiens. «Les arma christi (reproductions des objets liés à la crucifixion, ndlr), dont la croix fait évidemment partie, sont particulièrement vénérés en Suisse, et sont brodés dès le XIIIe siècle sur des bannières rouges venues orner le dessus de ces drapeaux», explique Claude Bonard, ancien officier spécialiste au Service historique de l’Armée. «Des bannières du même genre sont offertes aux confédérés en 1512 par le pape Jules II, par ailleurs créateur de la Garde suisse pontificale», ajoute François Walter. «Le pape les fait confectionner en reconnaissance de l’aide militaire des cantons suisses lors de la prise de Pavie, qui l’opposait aux Français.»
Parmi ces bannières cantonales, celle du canton de Schwytz comprendra d’ailleurs «absolument tous les instruments de la Passion, à savoir les clous, la couronne d’épines, les fers et la croix», comme l’explique encore l’historien. Aujourd’hui, cette croix y figure encore, ce qui, pour François Walter, constitue bien la preuve de l’origine chrétienne de ce symbole. Pour autant, «ce drapeau n’est pas à l’origine du drapeau suisse définitif, comme certains le croient à tort».
Presque tricolore
C’est donc grâce à l’armée que notre drapeau suisse revêtira définitivement une croix blanche sur fond rouge. En effet, malgré un premier drapeau national suisse tricolore – vert, rouge et or – adopté en 1789 lors de la proclamation de la République helvétique, la Suisse reviendra petit à petit à la croix. «C’est avec la Diète fédérale de 1814 et sous l’impulsion du général Guillaume Henri Dufour que la Suisse décide d’adopter la croix blanche sur fond rouge», explique Claude Bonard. «D’abord pour l’ensemble de l’armée puis comme armoiries communes fédérales de la Confédération. Le drapeau actuel, avec ses exactes mesures et sa forme carrée, sera officialisé lors de l’adoption de la Constitution de 1848.»
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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