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La politicienne Sanija Ameti a-t-elle commis un blasphème?

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La conseillère municipale zurichoise va être inculpée pour avoir tiré sur une image de la Vierge à l’Enfant. Un geste controversé qui interroge la frontière entre provocation et infraction pénale.

Tirer sur une image religieuse avec un pistolet, est-ce un délit? Près d’un an après la publication de photos sur Instagram la montrant en train de tirer avec une arme à air comprimé sur une image de la Vierge à l’Enfant, la politicienne zurichoise Sanija Ameti, qui avait démissionné des Verts’libéraux, va être inculpée par le Ministère public, qui l’a annoncé jeudi 26 juin. Cette mise en accusation se fonde sur l’article 261 du Code pénal suisse, qui protège la liberté de croyance et de culte. Plusieurs plaintes pénales ont été déposées contre la politicienne, notamment par le président des Jeunes UDC, Nils Fiechter, comme l’a relayé «20 minutes». Mais la conseillère municipale zurichoise, co-présidente du mouvement proeuropéen Opération Libero, risque-t-elle vraiment d’être condamnée? Le point avec David Zandirad, juriste lausannois et auteur d’une thèse sur l’expression de la religion au travail.

En quoi consiste l’article 261 du Code pénal suisse, qui sanctionne l’atteinte à la liberté religieuse?
L’art. 261 CP, intitulé «Atteinte à la liberté de croyance et des cultes», punit quiconque, publiquement et de façon vile, offense ou bafoue les convictions d’autrui, profane des objets de vénération religieuse, empêche de célébrer un acte cultuel ou souille un lieu de culte. Ce n’est donc plus la divinité qui est protégée, mais le sentiment religieux. La jurisprudence interprète toutefois sévèrement le degré de mépris requis. Selon le Tribunal fédéral, «n’est pas punissable n’importe quelle critique, même provocante ou moqueuse, mais uniquement celle qui vise le mépris» et qui porte atteinte à l’exigence de tolérance.

L’affaire Sanija Ameti entre-t-elle dans ce cadre?
Historiquement, le blasphème est un délit flou, souvent découvert a posteriori par son auteur qui l’apprend à ses dépens. Le texte de l’art. 261 CP reste vague: des expressions comme «de façon vile» visent à restreindre l’application de la loi, mais ne permettent pas à l’auteur de savoir clairement quel comportement est interdit. L’article est d’ailleurs classé parmi les «délits contre la paix publique» : le corps social est le premier juge, puis vient le tribunal garant de la paix publique. Or, dans un contexte numérique où une image se diffuse instantanément, l’auteur peut difficilement maîtriser l’impact de son geste. La médiatisation, liée à l’exposition politique de Sanija Ameti, a sans doute joué un rôle dans l’ouverture de l’instruction. Une éventuelle condamnation devra démontrer qu’elle visait sciemment à porter atteinte aux convictions religieuses des chrétiens et qu’elle a agi de manière vile.

La liberté d’expression peut-elle être invoquée?
Ce cas illustre l’affrontement entre deux droits fondamentaux: la liberté d’expression, qui inclut la critique des dogmes religieux (même moqueuse ou satirique), et la liberté de religion, qui implique le respect du sentiment religieux. Le blasphème est privé de légitimité dans les sociétés très sécularisées. Mais s’il subsiste, c’est que la société considère qu’un certain respect des croyances reste nécessaire. La limite entre liberté et offense évolue selon les mœurs et le contexte. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle que la liberté d’expression s’applique aussi aux propos qui «heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat».

Pourquoi la Suisse maintient-elle encore cette infraction?
Contrairement à la France, la Suisse n’a pas aboli ce délit, en raison de sa tradition juridique fédérale et de son rapport différencié aux religions selon les cantons. L’État n’y est pas entièrement laïc. Les condamnations pour l’art. 261 CP sont rares – quelques-unes par an. En 2018, une motion demandant son abrogation a été rejetée. Le Conseil fédéral défend sa fonction de protection du vivre-ensemble, notamment des minorités religieuses. Mais plusieurs chercheurs estiment que sa désuétude et ses contours flous justifieraient son abolition, ne serait-ce que pour éviter son instrumentalisation politique.

«De tels dépassements ne doivent pas rester sans conséquences»

Plusieurs plaintes ont été déposées contre Sanija Ameti, dont une par Nils Fiechter, président des Jeunes UDC de Suisse. Son vice-président, Joel Stutz, s’en explique.

Dans «20 minutes», votre président a comparé le geste de Sanija Ameti à une mise en scène «terroriste islamiste». Ne craignez-vous pas que cette analogie banalise la gravité d’actes terroristes réels ou soit perçue comme une récupération politique?

Non, nous ne minimisons en aucun cas les attentats terroristes réels. Au contraire: par son action, Madame Ameti a utilisé le langage visuel des terroristes islamistes, un langage qui effraie beaucoup de gens et qui est profondément blessant. Sa mise en scène ridiculise le christianisme de manière indescriptible et porte atteinte à la liberté de croyance de millions de chrétiens pratiquants. L’analogie ne sert pas à dramatiser, mais à souligner à quel point nous prenons au sérieux cette attaque contre les valeurs fondamentales de notre société.

Vous avez salué la décision du Ministère public et envisagez de produire de nouveaux moyens de preuve. Quels éléments concrets souhaitez-vous encore porter à l’attention de la justice?

Nous nous sentons confortés par l’inculpation prononcée par le parquet. Afin d’exposer les faits dans leur intégralité, nous allons immédiatement demander à consulter le dossier et examiner si nous utiliserons le délai de 10 jours pour déposer des demandes de preuves supplémentaires.

Attendez-vous une condamnation symbolique ou une peine sévère?

Nous attendons du tribunal qu’il reconnaisse la gravité des faits. La provocation délibérée de Mme Ameti n’était pas un acte symbolique, mais une attaque consciente contre les sentiments religieux d’une large partie de la population. C’est pourquoi la sanction ne doit pas être purement symbolique. Il appartient désormais à la justice d’envoyer un signal clair: dans un Etat de droit démocratique, de tels dépassements ne doivent pas rester sans conséquences.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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