Côte d’Ivoire : Le Rév. Dr Edmond Kouamé interpelle le monde chrétien face à la situation du pays
Les tensions politiques planent comme une épée de Damoclès au-dessus de la nation ivoirienne. Dans ce climat de fébrilité latente, une voix prophétique s’élève pour avertir. Il s’agit de celle du Révérend Dr Edmond Kouamé, serviteur de Dieu établi à Abidjan, dans la commune de Yopougon, et fondateur de l’espace « Shalom ». Il est le leader de la Mission Évangélique MIFOC et guide le Camp de Prière « La Nouvelle Jérusalem », dirigé par son épouse.

Homme aux multiples casquettes — Docteur en économie, homme d’affaires, chantre et président-fondateur d’une église — le Rev. Dr Edmond Kouamé n’est pas de ceux qui se contentent de prêcher dans l’ombre l’Évangile de Jésus-Christ.
Il prend la lumière de la parole de Dieu, non par vanité, mais pour rappeler aux consciences endormies que la foi et la responsabilité spirituelle doivent aussi prendre place sur la scène socio-politique nationale.

Une parole qui tombe à pic
Invité coup sur coup dans deux émissions phares de la RTI « C’midi spéciale Pâques », le 21 avril dernier, puis « Escale Familiale » deux jours auparavant, le 19 avril, l’homme de Dieu a livré un message de lucidité et de profondeur théologique.
Aux côtés de son épouse et de deux de ses enfants, il a défendu la famille comme pilier de stabilité d’une nation, tout en abordant sans détour les maux qui rongent le tissu socio-politique ivoirien.
« Chaque cinq ans, on a l’impression de tourner en rond, comme si la nation était sous le joug d’une malédiction électorale », lâche-t-il.
Pour lui, les querelles politiques à répétition sont le symptôme d’un vide spirituel, d’un oubli progressif des valeurs qui jadis cimentaient le vivre-ensemble en Côte d’Ivoire.

Quand la foi doit sortir des quatre murs
Pour le Rev. Dr Edmond Kouamé, Dieu doit retrouver sa place au cœur du débat national. À ce titre, il rappelle que l’hymne national de la Côte d’Ivoire « L’Abidjanaise », lui-même place l’espérance divine au sommet des aspirations du peuple.
Il n’est donc pas concevable, selon lui, que les hommes de Dieu se retranchent derrière les murs des temples pendant que le pays vacille.
« Tous les hommes politiques, sans distinction, fréquentent des lieux de culte. Alors, pourquoi les religieux se taisent-ils quand la maison brûle ? », interroge-t-il.
Ce n’est pas un sermon, mais un véritable coup de semonce, une exhortation à sortir du confort spirituel pour embrasser pleinement le rôle de vigile moral et d’artisan de paix.

La Côte d’Ivoire, une terre d’espérance entre les mains de Dieu
Citant le Psaume 33:12, le Révérend Dr Edmond Kouamé voit en la Côte d’Ivoire un héritage divin, une terre bénie qui réclame un retour à ses fondations spirituelles.
Les crises depuis 1990 ne sont pas, selon lui, de simples accidents politiques, mais le signe que la nation a perdu le nord moral.
Et, comme pour joindre l’acte à la parole, il a récemment lancé « L’Hymne pour la Paix », une chanson engagée, entre louange et cri du cœur patriotique.
Elle est actuellement diffusée sur plusieurs chaînes de télévision. Un message chanté qui invite chaque citoyen à retisser les liens de fraternité.
Un serviteur aux multiples visages
Son ministère ne s’arrête pas au pupitre. Membre du BURIDA, fondateur du Collectif des Pasteurs de Yamoussoukro, Promoteur de l’Espace « Shalom », encadreur de jeunesse, démonologue, conseiller matrimonial et consultant média, le Rev. Dr Edmond Kouamé est sur tous les fronts.
Il est aussi le père spirituel de la troupe « Roi David », une formation musicale dynamique qui accompagne de grands noms de la scène chrétienne, tels que KS Bloom, Milo ou encore Petuelle Pétia.
Marié depuis près de trois décennies, père de trois enfants, il affirme que la foi est le socle de sa longévité familiale.
Dans un monde où les repères s’effritent comme un château de cartes, il plaide pour un recentrage sur les bonnes valeurs chrétiennes, loin des mirages et des turbulences des réseaux sociaux.

Un message de veille et de réveil spirituel
Le Rev. Dr Edmond Kouamé ne lance pas un simple plaidoyer, il sonne ainsi l’alarme. À l’orée d’une période électorale qui s’annonce sensible, il appelle les religieux à sortir de leur torpeur et à redevenir les gardiens du temple, les boussoles d’une nation en quête de repères.
Car en définitive, comme il le souligne avec sagesse : « Le vivre-ensemble ne se décrète pas. Il se construit, s’incarne et se protège. »
Et pour cela, les voix comme la sienne, libres, engagées et enracinées dans la foi, sont plus que jamais nécessaires.

Ernest Saint Bénifils
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



