La réouverture des lieux de culte divise les Américains
Le président Donald Trump a ordonné aux gouverneurs des différents États de permettre la reprise des offices religieux. Une décision qui crée la polémique.
Dans le cadre du processus de déconfinement, le président Donald Trump a dévoilé de nouvelles directives qui classent les lieux de culte comme «services essentiels». Il insiste, désormais, pour que les gouverneurs des différents États autorisent la pratique des offices religieux, malgré le risque de favoriser la propagation du Covid-19. Cette annonce devant la presse le 22 mai dernier, apparaît comme une potentielle impasse dans les discussions entre l’administration présidentielle et les gouverneurs qui ont interrompu les offices à cause de la pandémie.
«Aujourd’hui, j’identifie les lieux de culte – églises, synagogues et mosquées – comme des lieux essentiels qui fournissent des services essentiels», a affirmé le président. «Je corrige donc une injustice en qualifiant les lieux de culte d’essentiels. J’appelle les gouverneurs à autoriser l’ouverture de nos églises et de nos lieux de culte dès maintenant. S’il y a le moindre doute, ils devront m’appeler – mais ils ne réussiront pas à le faire.» Et d’ajouter: «Ce sont des lieux qui maintiennent notre société unie. Les gens exigent de pouvoir aller à l’église, à la synagogue ou à la mosquée. Plusieurs millions d’Américains considèrent le culte comme un élément essentiel de la vie. Les ministres, les pasteurs, les rabbins, les imams et les autres chefs religieux s’assureront que leurs congrégations sont en sécurité lorsqu’elles se rassemblent et prient.»
Un autoritarisme affirmé
Le président a déclaré que si les gouverneurs n’autorisaient pas l’ouverture des lieux de culte, il les forcerait, sans préciser comment il le ferait. Donald Trump a également ajouté que le Centre de contrôle des maladies (CDC) allait publier des directives à l’intention des communautés religieuses sur la manière de rouvrir leurs portes. Selon le Washington Post, la publication de ces directives a été d’abord retardée à cause d’un désaccord entre la Maison-Blanche et les responsables du CDC sur les restrictions à imposer aux institutions religieuses. La Maison-Blanche souhaitant moins de contraintes.
Micah Schwartzman, le directeur du Centre Karsh pour la loi et la démocratie (Karsh Center for Law and Democracy) de l’Université de Virginie et expert des questions entre religion et droit, estime que la déclaration du président soulève de nombreuses questions. «Sans expliquer les raisons de cette prise de position autoritaire, le président intervient dans des décisions de santé publique d’une manière qui ignore les risques posés par les grands rassemblements religieux», constate-t-il. «Malheureusement, il existe de nombreuses souches de Covid-19 au sein de certaines communautés religieuses qui ont récemment rouvert leurs portes. Les fonctionnaires de l’État et des collectivités locales en sont conscients, contrairement au président.»
Des Américains divisés
De leur côté, les croyants américains restent divisés sur la question. Le groupe Democracy Fund + UCLA Nationscape a réalisé un sondage sur cette thématique du 23 au 30 avril dernier, auprès de personnes qui avaient l’habitude de participer à des offices avant la pandémie. Moins de la moitié (48%) ont déclaré assister «certainement» ou «probablement» à des services religieux prochainement, même si les responsables de la santé publique les jugeaient sûrs. Cependant, ce pourcentage est beaucoup plus élevé chez les protestants évangéliques blancs: 63% d’entre eux ont affirmé qu’ils retourneraient probablement à l’église dans les circonstances actuelles.
Ronnie Floyd, le président et directeur général du comité exécutif de la Convention baptiste du Sud, a célébré l’annonce du président. «J’ai été heureux d’entendre le président Trump affirmer sa position en faveur de la liberté religieuse et qu’il considérait les Églises comme essentielles au tissu social des États-Unis. Avec des pasteurs, des responsables et des membres qui adhèrent aux pratiques de distanciation sociale appropriées, nos églises devraient être autorisées à ouvrir dès que possible tout en le faisant de manière sûre et responsable.»
En revanche, Rachel Laser, la présidente et directrice générale de l’association Les Américains unis pour la séparation de l’Église et de l’État (Americans United for Separation of Church and State), a désapprouvé cette décision. «La demande du président Trump aux gouverneurs de rouvrir tous les lieux de culte est irresponsable et imprudente – et tragiquement, elle entraînera d’autres décès. Les concessions cyniques de Trump à sa base religieuse extrémiste mettent en danger la santé et le bien-être du peuple américain.»
Cette annonce intervient dans le sillage d’un activisme religieux polarisé sur le thème de l’ouverture des Églises et des entreprises. Certains dirigeants chrétiens conservateurs de Louisiane et de Floride ont été arrêtés pour avoir refusé de fermer leurs institutions pendant la pandémie, au mépris des recommandations ou des réglementations locales. Parallèlement, des militants religieux de tendance progressiste, comme le révérend William Barber de la Poor People’s Campaign, une campagne contre la pauvreté aux États-Unis, se sont ouvertement opposés à la réouverture des églises et des entreprises, arguant que «ces décisions ne montraient aucune considération pour la vie humaine».
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