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Une école pour unir chrétiens et musulmans

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Après la vague de violences antichrétiennes qui a secoué l’Egypte suite à la destitution des Frères musulmans en juillet 2013, les nouvelles qui nous proviennent des ONG locales sont encourageantes.

Lorsque j’ai visité pour la première fois les sœurs franciscaines à Beni Suef en 2013, la situation était désolante : la majeure partie du bâtiment d’école était en ruine, des livres et des uniformes d’école calcinés jonchaient le sol. Au milieu de ces ordures se trouvaient des statues de Marie. Les rares salles de classe qui avaient échappé au feu avaient été complètement pillées et détruites, les robinets et les câbles électriques étaient arrachés et les parois souillées d’inscriptions islamistes : « La religion de Dieu est l’islam » ou « Morsi reviendra ».

CSI a visité l’école peu après l’attaque de juillet 2013 ; ici le collaborateur CSI Joel Veldkamp dans une salle de classe incendiée.

La vague de violence

En juillet 2013, lorsque le président égyptien Mohammed Morsi est destitué, ses adeptes en colère s’en prennent aux chrétiens : des centaines d’églises et d’écoles sont attaquées et incendiées dans tout le pays. L’école des franciscaines de Beni Suef n’est pas épargnée. Tandis que l’école part en fumée, les agresseurs traînent les sœurs dans les rues telles un butin de guerre, jusqu’à ce qu’une ancienne employée de l’école, une infirmière musulmane, fasse cesser ce manège en les recueillant chez elle.

John Eibner et moi-même avions visité l’école trois mois plus tard. CSI a mis à disposition des ressources financières pour permettre aux franciscaines de reprendre l’enseignement et s’occuper des plus démunis.

L’école renaît de ses cendres

En avril 2018, je suis retourné à Beni Suef, accompagné cette fois-ci d’Hélène Rey. Quel changement ! La première visite en 2013 avait été accablante : en voyant le bâtiment d’école détruit et profané, j’avais été complètement bouleversé.

L’école se développe. À l’arrière-plan, une nouvelle aile du bâtiment de l’école secondaire en construction.

La haine et la violence envers les chrétiens était palpable à Beni Suef. Mais ce printemps 2018, nous avons trouvé une école pleine de vie, animée par les voix d’enfants joyeux. Cette visite a été un grand encouragement pour moi. Les sœurs franciscaines ont tenu bon dans leur épreuve et elles ont expérimenté les soins de Dieu. Elles étaient rayonnantes en nous montrant le bâtiment reconstruit. La bibliothèque qui avait complètement brûlé était à nouveau opérationnelle, avec des livres tout neufs. La chapelle qui avait été profanée a été reconstruite avec soin. Dans la salle d’informatique, les élèves ont accès à du matériel de pointe.

Sur le toit du nouveau bâtiment, la directrice Sœur Nagat indique où sera érigée la nouvelle croix. En 2013, les agresseurs avaient remplacé la croix par un drapeau noir.

À l’enseigne du respect et de la paix

Sept cents enfants fréquentent actuellement cette école qui accueille des élèves depuis les classes maternelles jusqu’à la 6e année. Le nombre de chrétiens et de musulmans est à peu près équivalent. S’il survient des difficultés d’ordre religieux, elles sont résolues au cours d’un dialogue ouvert avec les parents concernés. L’un des enseignants musulmans de l’école est heureux de pouvoir travailler dans ce cadre paisible : « Les sœurs, les enseignants, les élèves et les parents : nous sommes ensemble comme une famille. Les sœurs sont un modèle de respect et de paix. Nous apprenons tous d’elles. » Après l’attaque de 2013, aucun enseignant n’a voulu quitter l’école. Au contraire : de nombreux candidats sont sur une liste d’attente. De même, les élèves qui voudraient fréquenter cette école sont plus nombreux que les places disponibles. La plupart des parents paient des frais de scolarité, mais pour les plus pauvres, l’enseignement est gratuit.

L’école comme ciment de la société

L’école n’a pas seulement été reconstruite, elle a aussi été agrandie avec deux nouveaux étages destinés à l’enseignement de la septième à la neuvième. À Beni Suef, il n’existe aucune autre école d’un tel niveau pour des enfants de cet âge. CSI participe au financement de cette extension.

Le climat entre les chrétiens et les musulmans s’est énormément amélioré depuis l’attaque de 2013, se réjouit Sœur Nagat, la responsable de l’école. Beni Suef reste malgré tout un endroit difficile pour les chrétiens ; durant la semaine de notre visite, plusieurs maisons chrétiennes ont été incendiées dans un village voisin à cause d’une dissension au sujet d’un bâtiment que les chrétiens ont utilisé durant plusieurs années comme église. Dans ce contexte tendu, l’école a une fonction d’activateur de la cohésion sociale. Les sœurs franciscaines sont fermement déterminées à rester et à continuer à partager l’amour de Dieu pour tous les hommes.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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