Un couple de pasteurs chrétiens résiste à des attaques répétées au Sri Lanka
Le couple pastoral Daniel et Suneethra Nishantha est exposé à la persécution religieuse, autant physique que psychologique. Leur fils a été passé à tabac et leur église a été détruite. Les bouddhistes radicaux utilisent principalement la tactique de l’usure pour les ébranler. Mais leur confiance en Dieu reste inébranlable. Le responsable de la Solidarité Chrétienne Internationale (CSI) pour le Sri Lanka leur a rendu visite fin mars 2025.
Environ 70 % des habitants du Sri Lanka sont bouddhistes. Les chrétiens représentent 9 % de la population.
« Lorsque j’ai rendu visite à Daniel et Suneethra Nishantha qui ont quatre garçons, j’ai rencontré plus de cinquante enfants en train de jouer chez eux », explique le responsable CSI pour le Sri Lanka.
À côté de leur maison située à proximité de la ville de Polonnaruwa, le couple de pasteurs propose une garderie avec un programme varié. Mais ils sont avant tout occupés à gérer un réseau communautaire de cinq Églises et sont eux-mêmes responsables de l’Église qu’ils ont fondée dans leur village.
D’abord briser…
Daniel et Suneethra ont déjà vécu différentes formes de persécution religieuse. Le partenaire de CSI au Sri Lanka décrit cette tactique comme une stratégie de smash & squeeze. Il nous explique :
« Il y a quelques années, les attaques visaient principalement à détruire (smash) l’Église : des foules d’extrémistes bouddhistes s’en sont prises avec violence aux chrétiens et ont démoli des églises. » Mais actuellement, c’est la tactique d’usure (squeeze) qui est surtout utilisée contre le couple de pasteurs : « Cela se fait par la discrimination, les discours de haine ou même des retards intentionnels lorsque les chrétiens font appel à la justice pour se défendre. »
Il y a onze ans, lorsque Daniel et Suneethra se sont installés dans le village, la violence était plus directe : « Dès notre arrivée, nous avons commencé à construire l’église. Mais à peine quelque chose était-il érigé que les villageois bouddhistes le détruisaient aussitôt. Cela s’est malheureusement produit plusieurs fois », racontent-ils au visiteur suisse de CSI.
… puis l’usure
« Six ans plus tard, nos adversaires ont changé leur manière d’agir : comme nous voulions construire une nouvelle salle plus grande pour le programme destiné aux enfants, des moines bouddhistes ont alors simplement déposé deux plaintes contre notre projet de construction en prétextant que cette nouvelle salle ne servirait qu’à convertir les gens au christianisme. »
Dans une autre affaire, les autorités locales se sont opposées à la plantation d’arbres autour de la propriété. Suneethra a également été rétrogradée de son poste d’enseignante et mutée dans une autre école parce qu’elle avait défendu les droits des élèves chrétiens. « Là non plus, il n’y a pas eu d’hostilité directe. Aucune foule ne s’est formée pour nous attaquer. Mais les bouddhistes radicaux du village ont tout fait pour nous harceler », explique Suneethra avec tristesse.
Le pouvoir des moines
Un cas survenu en 2020 montre que la violence physique n’est pas exclue de cette tactique d’usure : Daniel a tenté de mettre en place une séance de conciliation, car des moines bouddhistes voulaient empêcher une réunion de prière organisée par un pasteur de son réseau dans un village voisin : « Alors que j’étais sur place avec des amis, un moine bouddhiste s’est précipité sur nous et il a frappé mon fils. La foule qui avait suivi le moine a alors frappé plusieurs membres de la réunion de prière. Même les femmes n’ont pas été épargnées. Un chrétien a été frappé si violemment qu’il a perdu connaissance. »
Une aide juridique
Le lendemain, Daniel a voulu porter plainte auprès de la police contre les extrémistes et les moines qui les avaient frappés. Les partenaires du CSI ont mis un avocat à la disposition du pasteur. Mais les atermoiements juridiques durent depuis cinq ans, car les moines accusés font traîner la procédure. Ni la police ni les juges ne semblent vouloir conclure le procès. « Visiblement, les juges ont peur de s’en prendre aux moines », craint le pasteur.
À la fin de l’entretien avec le responsable CSI pour le Sri Lanka, Daniel adresse ses louanges à Dieu : « Tout ce que nous avons pu accomplir jusqu’à présent malgré la pression constante, c’est la grâce de Dieu qui nous l’a offert. » Il remercie également le partenaire de CSI pour son aide juridique.
Reto Baliarda
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