Un chrétien retrouve sa famille au Pakistan
Le jeune Pakistanais Sabir Masih, avait été séquestré pendant plus de deux ans dans une usine de Lahore et contraint de se convertir à l’islam. Grâce à l’aide de CSI, il a pu être libéré en mai 2026. Il a enfin retrouvé sa mère veuve et a renoué avec sa foi chrétienne.
La minorité chrétienne au Pakistan compte un peu plus de trois millions de personnes dans un pays de plus de 250 millions d’habitants. Beaucoup d’entre eux effectuent des travaux mal rémunérés et soumis à l’exploitation.
Lorsque Sabir Masih *, un chrétien pakistanais de 24 ans, a quitté son domicile il y a deux ans, son objectif était de sortir sa famille de la pauvreté.
La mère et le père de Sabir auraient certes eu les moyens de lui permettre ainsi qu’à son frère de faire des études. Mais au lieu de cela, les deux garçons ont dû travailler dès leur plus jeune âge à la briqueterie locale.
Sabir pensait avoir trouvé la voie vers un avenir meilleur lorsqu’en mars 2024, trois collègues musulmans, Ashraf, Ali et Shafiq, l’ont abordé pour lui proposer des opportunités d’emploi en dehors de son village.
Contre la volonté de ses parents inquiets, qui voyaient ces contacts d’un mauvais œil, Sabir a quitté son domicile en secret le 25 mars 2024. Il ne se doutait pas qu’il tombait directement dans un piège.
Conversion forcée à l’islam
Au lieu d’être conduit sur son lieu de travail, le jeune homme a été emmené dans une madrasa (école religieuse musulmane) à Sahiwal, une ville de la province du Pendjab. Là-bas, selon ses propres dires, il a été soumis à une pression considérable pour se convertir à l’islam.
Il raconte qu’on l’a menacé pendant des jours de graves conséquences, notamment de l’impliquer dans une affaire de blasphème s’il refusait de se convertir. Au Pakistan, le délit de blasphème est passible de la peine de mort.
Seul et sous la menace, Sabir s’est converti de force à l’islam le 29 mars 2024. Au cours des mois suivants, le jeune homme a été isolé de sa famille et contraint de participer à des pratiques religieuses islamiques.
Mais cela ne s’est pas arrêté là : Sabir a également été exploité comme main-d’œuvre bon marché. Au lieu du meilleur emploi que ses collègues lui avaient promis, Sabir a été emmené dans une usine de carton à Lahore, la capitale régionale, où il travaillait sous la supervision d’un homme nommé Saleem.
Au lieu de lui offrir un avenir, l’entreprise lui a fait contracter des dettes, le plongeant ainsi dans une situation de travail forcé. De plus, l’employeur de Sabir a coupé tout contact avec sa famille. Pendant plus de deux ans, la famille de Sabir n’a eu aucune information fiable sur ce qu’était devenu leur fils.
Un miracle à Lahore
Début 2026, un miracle s’est produit : Gulfam, une connaissance du village, a découvert Sabir à Lahore, une ville comptant plus de 12 millions d’habitants. Gulfam a informé la famille, et c’est ainsi qu’a commencé le processus complexe visant à libérer le jeune homme des griffes des trafiquants d’êtres humains.
Pour récupérer leur fils, la famille s’est tournée vers CSI qui a pris des mesures pour le localiser et lui venir en aide.
Après des négociations avec les personnes concernées, y compris le règlement des créances financières qui pesaient sur lui, CSI a réussi, le 19 mai 2026, à obtenir la libération de Sabir.
Les retrouvailles entre Sabir et sa mère, Sobia, ont été un moment empreint à la fois de douleur et d’une joie immense. Trente mois de souffrance refoulée ont éclaté en sanglots incontrôlables lorsque Sobia a serré dans ses bras son fils, qu’elle croyait perdu à jamais.
Mais cette libération était en même temps assombrie par un chagrin profond et durable. Le père de Sabir, Sadaqat, était décédé le 28 avril 2026, quelques semaines auparavant seulement. La séparation déchirante d’avec son fils aîné lui avait littéralement brisé le cœur.
Sabir s’est vu refuser la possibilité de tenir la main de son père à l’heure de sa mort, de consoler sa mère en larmes ou d’être présent auprès de la tombe lors des funérailles.
Pour panser ces profondes blessures, Sabir a été conduit dans une église de sa région. Là, devant l’autel, un prêtre local l’a aidé à renouveler ses vœux de baptême, ce qui a permis à Sabir de retrouver son identité, de faire le deuil de son père défunt et d’entamer enfin le long et douloureux chemin vers la reconstruction de sa vie brisée.
* Nom modifié pour des raisons de sécurité
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

