Sébastien Lecornu, un chrétien catholique nommé à Matignon pour bâtir un budget pour 2026
Le président Emmanuel Macron a nommé mardi le ministre des Armées Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre, quelques heures après la démission de François Bayrou, lui confiant d’emblée la lourde tâche d’élaborer un budget pour 2026.
Contrairement à l’usage, le chef de l’Etat n’a pas chargé son nouveau Premier ministre de former un gouvernement dans l’immédiat, lui confiant la mission de consulter les forces politiques représentées au Parlement « en vue d’adopter un budget pour la Nation et de bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois », selon un communiqué de l’Elysée.

Le président Emmanuel Macron a nommé mardi le ministre des Armées Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre, quelques heures après la démission de François Bayrou, lui confiant d’emblée la lourde tâche d’élaborer un budget pour 2026. /Photo prise le 4 septembre 2025/REUTERS/Sarah Meyssonnier
« A la suite de ces discussions, il appartiendra au Premier ministre de proposer un gouvernement », ajoute la présidence.
Un changement de méthode né du blocage institutionnel auquel est confronté Emmanuel Macron depuis sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale en juin 2024 qui a conduit à l’élection d’un Parlement fragmenté où aucun parti ne dispose de la majorité.
La passation de pouvoir à Matignon est prévue mercredi, à 12h00 (10h00 GMT).
La tâche s’annonce ardue pour Sébastien Lecornu, transfuge de droite devenu proche d’Emmanuel Macron, qui devient à 39 ans le troisième plus jeune Premier ministre de France – et le cinquième en moins de deux ans.
Le précédent projet de budget dévoilé par François Bayrou, qui prévoyait un effort budgétaire de 44 milliards d’euros l’an prochain, a provoqué la chute du leader centriste.
Les députés ne lui ont pas accordé leur confiance lors d’un vote lundi à l’Assemblée, conduisant à sa démission neuf mois après son arrivée à Matignon.
A l’automne 2024, le précédent gouvernement de Michel Barnier avait chuté après quelques semaines, à l’issue d’une motion de censure sur le budget pour 2025.
« LA TÂCHE VA ÊTRE RUDE »
En nommant un ministre issu de son propre camp plutôt qu’une figure de la gauche, Emmanuel Macron semble avoir décidé de préserver son héritage économique.
« Le président a choisi de rester sur la stratégie ‘bloc central’ et ‘socle commun’. Il refuse toute ouverture à gauche », a dit à Reuters Frédéric Dabi, directeur de l’institut de sondage Ifop, qui décrit un nouveau Premier ministre « connu pour son habileté ».
Le Parti socialiste (PS), qui s’était dit prêt à gouverner, a présenté un projet de budget prévoyant de réduire de près de 22 milliards d’euros le déficit budgétaire l’an prochain via notamment une taxation des grandes fortunes, une mesure à l’encontre des convictions d’Emmanuel Macron qui tient à conserver l’attractivité de la France auprès des investisseurs.
« Indépendamment des qualités personnelles de Sébastien Lecornu, sa nomination est une gifle pour le Parlement qui demande un autre système », a déploré auprès de Reuters le député socialiste Philippe Brun, auteur du budget du PS et donc en première ligne pour négocier avec le nouveau Premier ministre.
La nomination de Sébastien Lecornu survient dans un contexte de grogne sociale, à la veille d’un mouvement populaire national appelant à bloquer le pays.
La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, et la « patronne » des députés La France Insoumise (LFI) Mathilde Panot, ont toutes deux dénoncé « une provocation ».
« Le Président tire la dernière cartouche du macronisme, bunkerisé avec son petit carré de fidèles », a pour sa part asséné la cheffe de file des députés Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, appelant à une nouvelle dissolution pour sortir de l’impasse politique.
« Ce n’est pas le choix d’un Premier ministre socialiste, et ça je m’en félicite », s’est réjoui de son côté le ministre de l’Intérieur et président Les Républicains (LR), Bruno Retailleau.
« Après, je sais que la tâche pour lui va être rude », a-t-il reconnu.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

