Médias chrétiens: le culte radio fête son centenaire
Dimanche 14 mai, le culte radio fêtait son centenaire, entre service religieux au temple de Morges, retransmis en direct, et partie officielle avec des représentants des Eglises réformées, du monde politique romand et de la RTS.
Le culte radio était à l’honneur, en ce dimanche 14 mai, qui marquait le 100e anniversaire de ce rendez-vous culte des protestants romands. La célébration-anniversaire s’est tenue dans la matinée au temple de Morges, et était également retransmise pour l’occasion en direct à la télévision.
En ce jour anniversaire, le théologien Michel Kocher, directeur de Médias-pro (le département des médias des Eglises réformées qui produit les émissions de RTS religion dont fait partie le culte), avait mis l’habit du prédicateur. En fil rouge de son message, cette Parole divine, retransmise à travers les âges par nos ancêtres comme sur les ondes radiophoniques et aujourd’hui numériques.
Nourri d’archives sonores d’anciennes prédications de pasteurs romands bien connus des auditeurs, comme le fameux Henry Babel, le service s’est clôturé avec une prière d’intercession prononcée par différents politiciens du pays, à savoir le Bernois Pierre-Alain Schnegg (UDC), la Genevoise Diane Barbier-Mueller (PLR), le Neuchâtelois Jacques-André Maire (PS) et le Vaudois Raphaël Mahaim (Les Verts).
La journée s’est poursuivie aux Caves de Couvaloup pour une partie officielle en présence du préfet du district de Morges Boris Cuanoud, entre interventions diverses, films vidéo et intervalles musicaux.
Pas qu’une «aimable tradition»
«Il est bon et bien que la RTS parle de la religion!», formule alors sans détour Isabelle Chassot, ancienne directrice de l’Office fédérale de la culture et actuelle conseillère aux Etats. «La radio contribue à la cohésion d’un pays. Et le culte radio – comme les émissions religieuses – n’est pas seulement une aimable tradition, mais est essentiel pour rejoindre les besoins spirituels des personnes et aider à la compréhension religieuse.» Un besoin qui s’est d’ailleurs fait ressentir encore plus intensément pendant la pandémie, souligne-t-elle.
«N’y aurait-il pas une certaine gémellité entre la radio et le culte?» pose, à son tour le conseiller synodal vaudois Jean-Baptiste Lipp, président de la Conférence des Eglises réformées romandes. «La radio comme l’Eglise se veulent au service de tous, en partageant le même ADN de service public.» Filant la métaphore de la navigation, en clin d’œil à la CGN qui fêtait ses 150 ans ce même dimanche, il poursuit: «Les bateaux de la CGN sont vieux mais on les renouvelle, comme on le fait avec le culte chrétien. Le bon vieux culte radio a été suivi du culte TV, qui sans remplacer le premier a lui-même été suivi par le culte numérique.» Pour autant conclut-il, si tout évolue, «la flotte reste une et diversifiée: les bateaux se succèdent mais ne sont généralement pas envoyés à la casse. Continuons donc à soutenir ce service. Publiquement.»
Restrictions budgétaires à la RTS
Une allusion à l’arrêt de l’émission «Faut pas croire?», décidée unilatéralement en juin 2022 par la RTS? Véronique Marti, cheffe de l’unité Société Audio à la RTS, tient à préciser que dans les pourparlers avec les responsables de RTS religion, «il n’a jamais été dans l’idée de supprimer la religion à la RTS, cela fait partie de notre mission de service public». Toutefois, expose-t-elle, «la radio a ses fidèles, comme les Eglises, mais elle doit aussi faire face à des baisses budgétaires».
«C’est la deuxième fois que la captation et la retransmission vidéo du culte ont été entièrement assurées par Médias-pro pour la RTS», précise Michel Kocher, dont le département est financé par les Eglises réformées romandes. Les offices religieux, cultes et messes radio, sont aujourd’hui les émissions les plus écoutées sur Espace 2. Les statistiques des audiences 2022 donnent 5000 auditeurs pour la messe et 4000 pour le culte.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

