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La HET-PRO confirmée au niveau européen

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Après une mise en cause violente, la HET-PRO de Saint-Légier obtient une reconnaissance officielle. L’établissement vient de renouveler son accréditation européenne. Une marque de confiance alors qu’il vise désormais une reconnaissance suisse.

Après la polémique, place à la bénédiction. La HET-PRO de Saint-Légier (VD) vient de voir sa reconnaissance européenne confirmée. Ce mardi, l’école de théologie a annoncé, par communiqué, le renouvellement pour cinq ans de son accréditation par l’European Council for Theological Education (ECTE). L’ECTE veille à la conformité académique des écoles de théologie européennes qui en font la demande. Il est lui-même reconnu par l’EQAR, le registre européen officiel des agences d’accréditation, qui valide également l’Agence suisse d’accréditation et d’assurance qualité (AAQ). Cette dernière étant elle-même responsable de l’accréditation d’institutions telles que l’UNIL ou l’EPFL. Ce renouvellement intervient alors que la HET-PRO attend pour cette année une autre reconnaissance majeure: son statut de Haute école spécialisée, au niveau suisse. L’occasion de faire le point avec David Richir-Haldemann, professeur et responsable de l’accréditation de l’établissement.

Vous avez récemment publié un communiqué de presse annonçant la réaccréditation de la HET-PRO au niveau européen. En quoi consiste-t-elle?

Cette réévaluation, qui intervient tous les cinq ans, confirme que nous continuons à répondre aux standards académiques européens. Cela signifie que nos diplômes sont conformes au processus de Bologne et reconnus à l’échelle européenne dans les institutions partenaires.

La HET-PRO délivre donc des crédits ECTS, conformément aux standards européens. Ces crédits sont-ils reconnus par les universités suisses?

Nos crédits sont bien alignés sur le système de Bologne, donc conformes aux standards européens. Toutefois, chaque université a la liberté de reconnaître ou non les diplômes et crédits d’une autre institution. Par exemple, l’Université de Strasbourg accepte nos étudiants en master sans difficulté. En revanche, l’Université de Lausanne ou de Genève appliquent leurs propres critères et évaluent chaque dossier au cas par cas. C’est un fonctionnement normal dans le paysage académique européen.

Concrètement, quels sont les avantages d’être accrédité par l’ECTE?

L’accréditation par l’ECTE garantit que notre établissement respecte des standards académiques clairs et reconnus. Cela assure une grande transparence et un haut niveau d’exigence dans nos formations. De plus, notre accréditation est réévaluée tous les cinq ans, au bout d’un audit poussé, ce qui implique une démarche continue d’amélioration et de mise à jour de nos cursus. De son côté, l’accréditation suisse, par exemple, dure sept ans.

Où en est la procédure d’accréditation suisse au statut de Haute Ecole spécialisée (HES)?

La HET-PRO est actuellement en cours d’évaluation par le Conseil suisse d’accréditation. Nous recevrons au printemps le rapport des experts mandatés dans ce cadre, mais la décision finale ne sera prise que dans les mois à venir, probablement à l’été ou à l’automne.

Ce rapport sera-t-il accessible au public?

Non. Il est transmis uniquement à l’institution concernée, qui doit alors prendre position sur son contenu. Avec ce rapport entre les mains, la HET-PRO connaîtra l’avis des experts et les éventuelles conditions liées à l’accréditation. Elle pourra décider ensuite si elle poursuit le processus ou se retire. Dans le premier cas, ce document sera soumis au Conseil suisse d’accréditation, qui prendra sa décision finale.

Si votre accréditation suisse est validée, cela signifie-t-il que vos diplômes seront automatiquement reconnus par toutes les universités du pays?

Pas nécessairement. L’accréditation suisse offrirait une reconnaissance institutionnelle officielle et faciliterait les discussions avec d’autres établissements, mais chaque université resterait libre de décider des équivalences qu’elle accorde. Ce serait néanmoins une avancée significative pour notre intégration dans le paysage académique suisse.

Quels sont les débouchés actuels pour vos diplômés? 

Il s’agit essentiellement de métiers d’Églises et en ONG chrétiennes. Certains de nos anciens étudiants occupent déjà des postes dans des ONG ou dans les milieux évangéliques (pasteurs, diacres, agents pastoraux, aumôniers, etc.). Ils sont également animateurs jeunesse ou enfance dans différentes Églises réformées, notamment à Fribourg, Neuchâtel ou dans le canton de Vaud. Toutefois, pour être reconnus comme pasteurs dans certaines Églises réformées, il leur faut un master en théologie reconnu par les autorités académiques des Universités de Lausanne ou Genève. L’enjeu de notre accréditation suisse est donc aussi de faciliter ce type de reconnaissance.

Quelle est votre vision pour l’avenir de la HET-PRO?

Nous souhaitons avant tout que nos étudiants soient jugés sur la qualité de leur formation et de leur travail, et non sur des considérations administratives. Nous voulons donc favoriser l’émergence de nouvelles vocations en milieux protestants et évangéliques en offrant un lieu de formation où les dimension intellectuelle, spirituelle et fraternelle de la foi chrétienne sont intégrées. Notre objectif est de continuer à former des personnes compétentes et engagées, tout en renforçant nos liens avec le monde académique suisse et européen.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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