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Des églises ravagées par la « tempête du siècle » Melissa en Jamaïque

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Après le passage de l’ouragan Melissa, les chrétiens de Jamaïque se préparent à reconstruire leurs églises dont les bâtiments n’ont pas résisté à la puissance des rafales de près de 300 km/h.

En Jamaïque, l’ouragan Melissa a causé d’importants dégâts et détruit de nombreuses églises dans le sud-ouest du pays.
Melissa est le premier ouragan de catégorie 5 à atteindre la Jamaïque et le Centre américain des ouragans (NHC) avait prévenu qu’une défaillance structurelle des bâtiments était possible près de la trajectoire de l’oeil de la tempête.

La Fédération internationale de la Croix-Rouge a estimé à 1,5 million de personnes le nombre d’habitants de la Jamaïque qui seraient directement affectés par les conséquences du cyclone.

Le cas spécifique de l’Eglise baptiste de Jamaïque

Une carte est affichée dans les bureaux de l’Union baptiste de Jamaïque. Des post-its de couleur marquent chacune de ses 340 églises membres : blancs pour celles qui sont restées intactes, jaunes pour celles qui ont subi des dégâts et rouges pour les bâtiments gravement touchés ou détruits par l’ouragan Melissa.

Pauline Dawkins-Cole pleurait en traversant sa paroisse natale de Sainte-Élisabeth, en Jamaïque, un lieu autrefois « plein de vie ». L’ouragan a réduit en cendres maisons et bâtiments, y compris les églises où son père prêchait. « Nous n’arrivons même pas à réaliser ce qui s’est passé », a déclaré cette femme de 66 ans.

Au début de la reconstruction, les responsables de l’union baptiste ont envoyé des messages WhatsApp et passé des appels téléphoniques pour prendre des nouvelles des pasteurs qui tentaient de se réadapter à des communautés qu’ils reconnaissaient à peine après le passage de l’ouragan le plus violent de l’histoire du pays.

Les baptistes ont mis en place des comptes de dons et des points de collecte à leur siège de Kingston – relativement épargné par la tempête – ainsi que dans trois autres églises de l’île. Le secrétaire général, Merlyn Hyde Riley, reçoit les appels des ministères désireux d’apporter leur aide et coordonne l’acheminement des fournitures et des bénévoles.

« On voit toutes ces organisations… mais il n’y a pas de meilleure organisation humanitaire que l’Église universelle », a déclaré Jason Cox, vice-président de Send Relief, l’organisation de la Convention baptiste du Sud, qui s’est rendu en Jamaïque le week-end suivant l’ouragan.

Dans cet État insulaire qui compte 1,9 million de chrétiens, les pasteurs évaluent les dégâts matériels, les besoins locaux et leur capacité à mobiliser de l’aide. Dans les régions les plus touchées du sud et de l’ouest, la dévastation a été implacable : jusqu’à 90 % de la population a été déplacée et certaines personnes sont totalement injoignables.

Samedi, Riley n’a pas réussi à joindre le pasteur de l’église baptiste Sharon à Santa Cruz, une ville située sur la route entre Kingston, au sud-est, et Black River, sur la côte sud-ouest. Lorsque Cox s’est arrêté devant l’église en briques couleur crème, dont un morceau du toit en tôle rouge était arraché, le pasteur Jacob Powell était là, assis, sous le choc et accablé de chagrin, en train de recharger son téléphone dans sa voiture.

« La dévastation dans cette région est bien pire que ce que nous avions imaginé », a-t-il déclaré. « Nos églises ont été détruites… Plusieurs de nos fidèles qui vivent dans les environs ont perdu leur maison… Tant de personnes souffrent en ce moment. »

Dans les zones rurales, la communication est une ressource précieuse après une catastrophe, au même titre que les bâches, la nourriture et l’eau que son église prévoit de distribuer depuis sa salle paroissiale.

Ce jour-là, les nouvelles n’étaient pas bonnes pour Powell. Les sauveteurs ont retrouvé le corps d’une femme de sa congrégation, portée disparue, qui s’était noyée pendant la tempête. Le bilan officiel des victimes dans les Caraïbes s’élevait à 75 morts.

Alors que Cox et son équipe voyageaient avec leur unité Starlink – qui utilise le satellite SpaceX pour fournir un accès internet haut débit aux zones rurales – il a constaté à quel point l’accès à internet pouvait être crucial pour les actions humanitaires et l’aide aux sinistrés. Des partenaires à Cuba ont envoyé la photo de l’un des 50 nouveaux générateurs que Send Relief avait expédiés avant l’ouragan : il trônait dans un sanctuaire, entouré d’un enchevêtrement de chargeurs de téléphone, chacun appartenant à un membre de l’église impatient d’avoir des nouvelles de ses proches.

Dawkins-Cole a rencontré un homme qui avait survécu à l’ouragan et avait trouvé refuge à Kingston, mais qui, huit jours plus tard, était toujours sans nouvelles de sa famille restée à l’autre bout de l’île. Elle se trouvait dans la capitale pour faire des provisions destinées aux colis alimentaires distribués par les églises – principalement des produits secs comme du riz, de la farine, du lait en poudre et des nouilles instantanées – et a pris son numéro afin de retrouver ses proches à son retour à la paroisse Sainte-Élisabeth ce week-end.

Comme beaucoup de chrétiens de l’île, Dawkins-Cole a perçu la providence et la miséricorde de Dieu pendant l’ouragan. Tandis qu’elle et sa famille distribuent des vivres aux communautés dans le besoin, elle prie pour un renouveau spirituel, en particulier chez les jeunes Jamaïcains.

Dans les villes, de longues files d’attente s’étirent devant les banques et les agences Western Union, qui ont même été à court d’argent liquide à un moment donné, a indiqué Cox. Plus loin, les routes sont encore jonchées d’eau, de débris et de lignes électriques à terre. Dans certaines petites villes, la circulation est fortement perturbée par les travaux de déblaiement effectués par les bulldozers. Les zones rurales restent menacées par des glissements de terrain.

« On entend toujours les équipes de secours dire : “Je n’ai jamais rien vu de pareil”, mais c’est vrai, je n’ai jamais rien vu de pareil », a déclaré Mike Bassett, de World Vision, qui a vu des rivières en crue submerger les rues et inonder des maisons à Cambridge, en Jamaïque, au sud de Montego Bay.

L’ouragan a ravagé les récoltes et noyé le bétail, privant ainsi de nombreux agriculteurs de nourriture et de revenus. La tempête a été particulièrement dévastatrice à Black River, où Melissa a détruit églises et maisons les unes après les autres, et a forcé la quasi-totalité de ses habitants à quitter leur domicile.

Bassett, directeur national des affaires humanitaires et d’urgence chez World Vision, s’inquiète de l’ampleur des inondations. L’organisation s’efforce de fournir de l’eau en bouteille et des unités mobiles de purification afin d’éviter que les personnes désespérées ne boivent l’eau insalubre des inondations.

À la fin de chaque journée passée à voyager pour livrer des fournitures et trouver des églises à ouvrir comme abris ou pour distribuer de l’aide, Bassett se détend dans son lit, songeant aux « pertes en vies humaines, aux infrastructures, aux moyens de subsistance et aux maisons » qu’il a constatées. Mais ensuite, Dieu lui rappelle les gens.

« J’ai vu Jésus se manifester dans la bonté des inconnus », a-t-il déclaré. « Ils sont là pour aider. Ils sourient encore malgré les dégâts ou la destruction de leurs maisons. »

L’Union baptiste de Jamaïque a rapidement adopté le slogan « De la ruine à la renaissance » et encourage sans cesse les 40 000 membres de ses églises à regarder au-delà de la détresse actuelle et à garder espoir en la reconstruction.

Le pasteur Michael Shim-Hue a prêché dimanche à l’église baptiste Calvary, au centre-ville de Montego Bay. Sa chaire était éclairée par le trou que l’ouragan a creusé dans le toit du sanctuaire. Il a remercié Dieu et a appelé l’église à s’unir, les assurant que Dieu soutiendrait son peuple dans sa reconstruction.

Face à la destruction omniprésente, aux magasins fermés et aux générateurs en marche, les gens ignorent ce que les prochains jours leur réservent, et encore moins le long chemin de la reconstruction.

« La douleur est bien réelle. Elle est immense. Je ne sais pas quand les gens retrouveront une vie normale, quand leurs vies reprendront leur cours », a déclaré Powell, debout au milieu de son église endommagée, coiffé d’une casquette où l’on pouvait lire « Jésus sauve ». « Sans aide extérieure, cela va prendre beaucoup de temps. »

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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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