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Démission du pasteur Didier Halter, responsable de l’Office protestant de formation à Neuchâtel

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Le responsable de l’Office protestant de formation (OPF) à Neuchâtel, passage obligé des pasteurs et diacres romands, quittera son poste le 8 octobre prochain. Des désaccords sur le futur de la formation ecclésiale sont la cause de son départ.

Sur fond de désaccord, le pasteur et théologien français Didier Halter, à la tête de l’Office protestant de la formation (OPF) des pasteurs et diacres romands depuis 2011, quittera son poste le 8 octobre prochain. Un communiqué daté du 19 septembre indique que «le Conseil exécutif de la Conférence des Eglises réformées romandes (CER) et Didier Halter ont décidé d’un commun accord de mettre un terme à leur collaboration», notamment «en raison de divergences sur les modalités de mise en œuvre du nouveau dispositif de formation».

Ce départ intervient en effet alors que les Eglises réformées romandes ont lancé tout un chantier de refonte de leur formation initiale. Initié par Didier Halter, ce processus s’inscrit en réaction à un contexte de sécularisation sans précédent et une pénurie grandissante de pasteurs en Suisse romande.

Désapprobation et réévaluation

A l’été 2023, ce dernier rend un premier rapport présentant différentes pistes à envisager. Un état des lieux qui a suscité la désapprobation de l’importante Commission des stages et de la formation (Corostaf) de la CER. Dans un contre-rapport daté de janvier 2024, cette commission révèle avoir «souhaité une discussion avec Didier Halter», mais que cette «entrevue a été refusée par ce dernier».

Dans son document, la Corostaf poursuit en déplorant que le rapport de l’OPF a été pensé et rédigé par son propre directeur, ce qui l’expose à «une inévitable faiblesse». Il est reproché au rapport de Didier Halter d’être en «inadéquation avec les besoins de la majorité des Eglises cantonales» et à ce dernier de n’avoir interrogé que «trop peu de personnes pour être représentatif d’une réalité».

Après une journée de réflexion le 10 février et la constitution de groupes de travail ad hoc, l’Assemblée générale de la CER s’est engagée formellement dans sa réforme, début juin, en actant une série de premières décisions, éloignées des propositions du rapport initial de l’OPF. L’une d’entre elles, qui provient d’un amendement déposé par l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), engageait de plus le Conseil exécutif de la CER à «revoir les profils de poste de l’équipe de l’OPF pour en vérifier l’adéquation». Cette décision requestionnait de fait le rôle que devrait jouer le responsable de l’OPF dans ce processus.

Un rôle en question

«Les divergences dont nous avons pris conscience à la suite des décisions prises par l’AG du 1er juin se sont cristallisées autour de la question de savoir à quel moment le directeur de l’OPF serait intégré dans le groupe de pilotage», explique Jean-Baptiste Lipp, président du Conseil exécutif de la CER. «Allait-il être, comme cela était inscrit dans son rôle actuel, le responsable de la refonte de la formation? Nous nous devions de suspendre, un temps, cette prérogative, si nous écoutions les Eglises qui nous ont élus.»

Contacté, le directeur sortant n’a, pour sa part, pas souhaité s’exprimer «pour le moment».

Quant à la présidente de la Corostaf Nicole Awais, elle se contente aujourd’hui de signaler que «la Corostaf a pris acte du départ du directeur de l’OPF et accompagnera au mieux le projet avec ses remaniements pour assurer aux ministres de Suisse romande une formation de qualité».

Dans l’immédiat, le poste de Didier Halter ne sera pas repourvu, de même que celui de Daniel Chèvre, responsable de la formation pastorale au sein de l’OPF, qui a pour sa part donné sa démission pour fin septembre. Jean-Baptiste Lipp indique que le Conseil exécutif a choisi de «prendre le temps de reconfigurer les postes en fonction des besoins et aussi des capacités financières des Eglises en forte diminution».

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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