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Coup de tonnerre dans l’interreligieux suisse

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La Communauté de travail interreligieuse Iras Cotis, organisatrice notamment de la Semaine des religions, a subi de plein fouet les répercussions du conflit israélo-palestinien. Explications.

Alors que s’est ouvert ce samedi 4 novembre la Semaine des Religions, qui se déploie chaque année dans tout le pays avec une centaine de manifestations publiques «invitant au dialogue entre les religions et les cultures», ses organisateurs se retrouvent dans la tourmente. Les deux membres juifs du comité directeur ont en effet décidé de claquer la porte de la Communauté de travail interreligieuse Iras Cotis, en raison de l’appartenance de sa présidente Rifa’at Lenzin à l’Association Suisse-Palestine (ASP).

Selon un article de la NZZ, depuis l’attaque du 7 octobre, l’ASP aurait fait plusieurs déclarations problématiques, comparant notamment les Palestiniens aux prisonniers torturés dans les camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale. Le secrétaire général de la Fédération suisse des communautés israélites(FSCI) Jonathan Kreutner a indiqué au journal alémanique avoir espéré jusqu’au bout que Rifa’at Lenzin «quitterait l’association controversée dans l’intérêt du dialogue interreligieux», ou démissionnerait de son poste de présidente d’Iras Cotis. En vain, dont acte.

Contactée, Rifa’at Lenzin n’a souhaité répondre au journal que par écrit: «Pour des raisons personnelles et familiales, je fais campagne depuis de nombreuses années pour les droits légitimes des femmes palestiniennes», exprime-t-elle. «Mon adhésion à cette association est donc logique.»

Confiance ébranlée

 

«Jonathan Kreutner, représentant de la FSCI, et David Feder, représentant de la Plateforme des juifs libéraux de Suisse ayant démissionné du comité directeur d’Iras Cotis, il n’y a donc plus de représentants d’organisations juives au sein de celui-ci», confirme Ralph Lewin, président de la FSCI.

«L’objectif d’Iras Cotis est de réduire les préjugés et les peurs, et de créer une cohabitation pacifique», rappelle-t-il. «Cela repose sur la considération, la compréhension et surtout la confiance. Or cette base est désormais fortement ébranlée», formule-t-il, tout en espérant «une solution pour que le dialogue puisse se poursuivre».

Porte-parole de la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS), Pascal Gemperli exprime «ne pouvoir que déplorer cette décision» qu’il juge «regrettable». Et d’ajouter, en tant que médiateur professionnel: «J’espère que le dialogue sera repris prochainement. Les solutions à un conflit ne peuvent se trouver qu’au travers de la compréhension mutuelle. On ne les connaît pas en avance: seul le dialogue les fait émerger.»

«Cette double démission ne peut que nous alerter et nous rendre attentif à la fragilité et au défi du dialogue interreligieux», réagit pour sa part Laurence Bohnenblust-Pidoux, conseillère synodale de l’Eglise évangélique réformée vaudoise en charge de l’interreligieux. Une fragilité qu’elle relie «au fait que le lien entre religion et politique est toujours à discuter, problématiser, réformer.»

Une démission nécessaire?

L’affaire a même retenti au plus haut niveau de l’Eglise évangélique réformée de Suisse, réunie pour son Synode ce dimanche à Berne. Le délégué zurichois Michel Müller y a proposé une résolution d’urgence, imposant à l’Eglise de faire pression pour que Rifa’at Lenzin démissionne de l’ASP: «Cette dame ne peut pas être présidente d’Iras Cotis et membre de l’ASP!»

Vice-président d’Iras Cotis, le pasteur bernois Christoph Knoch est monté à la barre pour défendre sa présidente, «mise sous pression par le journaliste de la NZZ qui l’obligeait à prendre une décision». Et d’ajouter: «Bien sûr qu’elle condamne toute violence du Hamas et souscrit au droit d’existence d’Israël, mais je comprends qu’elle se refuse à démissionner sous la pression.»

Lundi 6 novembre, le comité de l’Iras Cotis s’est exprimé par voie de communiqué: «Les  événements en Israël-Palestine, depuis le 7 octobre, mettent aussi à rude épreuve notre travail interreligieux ici en Suisse.  Iras Cotis s’engage à rassembler des personnes aux perspectives différentes et à se mettre autour d’une table, même si cela est difficile et que les positions semblent durcies.» Quant à la problématique actuelle? «Le conseil d’administration a chargé le comité d’Iras Cotis de définir des solutions possibles. Il prendra immédiatement les mesures nécessaires et fera tout ce qui est en son pouvoir pour rendre possible une coopération confiante.» A suivre.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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